Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 20:11

 

Russie : Un anarchiste antifaciste assassiné à Samara – ses ami-e-s et sa famille ont besoin de votre soutien !

 

 

Le 9 février 2012, à 6h30 du matin près de l’institut FIAN un-e concierge a trouvé le corps de Nikita Kalin, né en 1991. La police est arrivée sur le lieu à 8h00. Les flics ont finalement contacté la mère du jeune homme assassiné à 11h00. Selon sa mère, Nikita a été poignardé 61 fois, en plus son corps présentait de multiple fractures au niveau des  côtes ainsi que des blessures à la tête. Rien ne lui a été volé. Actuellement un suspect a été arrêté, du sang de Nikita a été trouvé sur ses vêtements.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1329877119.jpg

Nikita lors d'une manifestation contre les fraudes électorales, sur la pancarte qu'il tient, est inscrit : "Nous n'avons besoin d'aucune autorité! La liberté ou la mort! Notre candidat c'est l'auto-gestion !"

 

Il est clair que Nikita a été attaqué par un groupe de personnes. La police a aussi dit à la mère de Nikita (de manière officieuse) que le suspect détenu est un activiste national-socialiste (néo-Nazis), et qu’il refuse de donner le nom d’autres suspects. Malgrè la brutalité de ce meurtre, les enquêteurs n’ont toujours pas interrogé la mère de Nikita, ni ses ami-e-s, qui sont les dernières personnes à l’avoir vu. À cause de ces faits, nous pensons qu’il y a une intention d’enterrer le dossier, comme cela arrive parfois en Russie. Cependant, le suspect a déjà un avocat.

Nous craignons que l’enquête de la police ne travaille déjà pour les intêrets de la défense de la personne arrêtée. Votre soutien est donc nécessaire. Actuellement, une organisation des droits humains a fourni un avocat, mais des fonds sont toujours nécessaires pour les frais des funérailles. Nikita venait d’une simple famille de travailleurs et il n’a jamais caché ses opinions antifacistes et anarchistes. Si vous voulez aider ses ami-e-s et sa famille, vous pouvez faire un don à l’Anarchist Black Cross de Moscou.

 

 

 

Contra Info, 22 février 2012.


 

 

Anarchist anti-fascist murdered in Samara, Russia – friends and family need support!

9th of February, 6:30 in the morning in area of institute « FIAN » a janitor found body of Nikita Kalin, born in 1991. 8:00 police arrived, and 11:00 AM  police contacted mother of the murdered. According to mother, Nikita was stabbed 61 times, besides this his ribs were fractured multiple times, and head was wounded as well. No property was stolen. Currently a suspect of the murder is arrested, blood of Nikita was found in clothes of the arrested.

It is obvious, that Nikita was attacked with a group, and police also told to mother off the record, that detained suspect is a national socialist activist, and refuses to name any suspects. Besides brutality of the murder, investigation has still not questioned mother of Nikita, or his friend who was the last person who saw it. Due to this, we suppose that there will be an attempt to cover the case, as it often hapens in Russia. However, suspect has already hired a lawyer.

We suspect, that investigation is working on interests of the arrested, and thus support is necessary. At this point, a human rights organisation has provided a lawyer, but funds are still needed for funeral costs.

Nikita was from a simple working class family, and never hide his anti-fascist and anarchist views.

In case you want to help friends and family of Nikita with funeral costs, you may donate to Anarchist Black Cross of Moscow.

Forwarded by
Anarchist Black Cross of Moscow
abc-msk A riseup D net
http://www.avtonom.org/abc (Russian)
http://wiki.avtonom.org/en/index.php/Anarchist_Black_Cross_Moscow (English)
http://www.facebook.com/abcmoscow
http://www.twitter.com/abc_moscow
http://www.myspace.com/abcmsc
P.O. Box 13 109028 Moscow Russia

Par Blog de sheerk
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 19:45

 


 

 

 

Quelques ziks à écouter/télécharger de Cellule Autonome : link

Par Blog de sheerk - Publié dans : Musique
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 15:37
 "D'un côté le pouvoir se pose en fait le problème de la façon de pacifier les tensions sociales, vu la crise de la politique représentative. De l'autre les "désobéissants" cherchent de nouvelles voies pour rendre plus démocratiques les institutions, en rendant les mouvements plus institutionnels."           
Negrisme & Tute bianche : une contre-révolution de gauche. 

 

 

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  Les agents hospitaliers de Kilkis, en Grèce, ont occupé leur hôpital local et ont publié une déclaration disant qu'il était désormais entièrement sous contrôle ouvrier.

Hôpital de Kilkis © libcom.org

Hôpital de Kilkis © libcom.org

 

L'hôpital général de Kilkis en Grèce (Macédoine centrale) est maintenant sous contrôle ouvrier. Les travailleurs hospitaliers ont déclaré que les problèmes qui durent depuis longtemps du Système de santé national (l'ESY) ne pouvaient être résolus.

Les travailleurs ont répondu à l'accélération du régime des mesures impopulaires d'austérité en occupant l'hôpital et l'ont déclaré sous contrôle direct et complet par les travailleurs. Toutes les décisions seront dorénavant prises par les « travailleurs de l'assemblée générale ».

Grèce
© Inprecor/JR

 

L'hôpital a déclaré que « Le gouvernement n'est pourtant acquitté de ses responsabilités financières et, si leurs demandes ne sont pas satisfaites, ils se tourneront vers la communauté locale pour avoir le plus large soutien possible afin de garantir les soins de santé publique gratuits soins et de renverser le gouvernement et tous les politiques néolibérales. »

A partir du 6 février, le personnel hospitalier ne traitera que les soins d'urgence tant que leurs salaires et les sommes qui leur sont dues ne seront pas payées. Ils demandent également un retour aux niveaux des salaires qu'ils percevaient avant la mise en œuvre de mesures d'austérité.

La prochaine assemblée générale aura lieu le 13 février, et une conférence de presse le 15.

La déclaration suivante a été émise par les travailleurs :

 

1. Nous constatons que les problèmes actuels et durables de l'ESY (le système national de santé) et des organisations apparentées ne peuvent être résolus par des demandes spécifiques et isolées ou concernant nos intérêts particuliers, car tous ces problèmes sont le fruit d'une politique gouvernementale antipopulaire plus générale et du néolibéralisme mondial.

 

2. Nous constatons aussi, qu'en faisant des revendications particulières nous faisons en fait le jeu d'un gouvernement brutal. Ce pouvoir, pour faire face à son ennemi – qui est constitué par le peuple affaibli et divisé, fait tout pour empêcher la création d'un front uni et populaire à l'échelle nationale et mondiale ayant des intérêts communs et des exigences contre l'appauvrissement social créé par les autorités politiques.

 

3. Pour cette raison, nous plaçons nos intérêts particuliers dans le cadre général de revendications politiques et économiques qui sont posés par une très grande partie du peuple grec qui est aujourd'hui sous l'attaque du capitalisme la plus brutale. Ces revendications doivent petre défendues jusqu'au bout afin d'aboutir, dans la coopération entre les classes moyennes et populaires de notre société.

 

4. La seule façon d'y parvenir est de remettre en question, dans l'action, non seulement la légitimité politique mais aussi la légalité d'un pouvoir arbitraire, autoritaire et antipopulaire qui avance à grand pas vers le totalitarisme.

 

5. Les travailleurs de l'Hôpital général de Kilkis répondent à ce totalitarisme par la démocratie. Nous occupons l'hôpital public et le mettons sous notre contrôle direct et total. L'hôpital de Kilkis sera désormais auto-gouverné et le seul moyen légitime de prise de décision sera l'Assemblée générale de ses travailleurs.

 

6. Le gouvernement n'est pas libéré de ses obligations économiques de dotation en personnel et en fournitures. Si il continue à ignorer ces obligations, nous serons obligés d'informer le public de cette situation et de demander au gouvernement local mais surtout à la société civile de nous soutenir par tous les moyens pour :

(a) la survie de notre hôpital

(b) le soutien au droit aux soins de santé public et gratuits

(c) le renversement, par une lutte commune populaire, de l'actuel gouvernement et de toute autre politique néolibérale, d'où qu'elle vienne

(d) une démocratisation profonde et substantielle, c'est à dire une démocratisation qui permettra à la société réelle et non pas à des tiers de prendre les décisions concernant son avenir.

 

7. Le syndicat de l'hôpital de Kilkis commencera, à partir du 6 février, une grève en n'assurant que les soins d'urgence jusqu'au paiement complet pour les heures travaillées et la hausse de nos salaires au niveau qu'il était avant l'arrivée de la troïka (UE- BCE-FMI). Pendant ce temps, sachant très bien quelle est notre mission sociale et nos obligations morales, nous protégerons la santé des citoyens qui viennent à l'hôpital en fournissant des soins de santé gratuits à ceux qui en ont besoin, appelant le gouvernement afin qu'il prenne ses responsabilités, en espérant qu'il renoncera en dernière minute à sa cruauté sociale immodérée.

 

8. Nous décidons qu'une nouvelle assemblée générale aura lieu, le lundi 13 février dans le hall du nouveau bâtiment de l'hôpital à 11 heures, afin de décider des procédures qui sont nécessaires pour mettre en œuvre efficacement l'occupation des services administratifs et réaliser avec succès l'auto-gouvernance de l'hôpital, qui débutera à partir de ce jour-là. Les assemblées générales auront lieu tous les jours et seront l'instrument primordial pour la prise de décision en ce qui concerne les employés et le fonctionnement de l'hôpital.

Nous appelons à la la solidarité du peuple et des travailleurs de tous les secteurs, à la collaboration de tous les syndicats des travailleurs et des organisations progressistes, ainsi qu'au soutien de tous les médias qui ont choisi de dire la vérité. Nous sommes déterminés à continuer jusqu'à ce que les traîtres qui vendent notre pays et nos gens s'en aillent. C'est eux ou nous!

Les décisions ci-dessus seront rendues publiques par le biais d'une conférence de presse à laquelle tous les médias sont invités mercredi 15/2/2012 à 12h30. Nos assemblées quotidiennes commencent le 13 Février. Nous allons informer les citoyens sur chaque événement important qui aura lieu dans notre hôpital par le biais de communiqués de presse et conférences. En outre, nous allons utiliser tous les moyens disponibles pour faire connaître ces événements afin de faire de cette mobilisation réussie.

Nous appelons

a) Nos concitoyens faire preuve de solidarité avec notre mouvement,

b) Tout citoyen injustement traité de notre pays à agir par des actions de contestation et d'opposition contre ses oppresseurs,

c) Nos collègues d'autres hôpitaux à prendre des décisions similaires,

d) les employés dans d'autres domaines du secteur public et privé et les participants à des organisations syndicales et progressistes à agir de même, afin d'aider notre mobilisation à prendre la forme d'une résistance universelle ouvrière et populaire et de soulèvement, jusqu'à la victoire finale contre l'élite économique et politique qui aujourd'hui opprime notre pays et le monde entier. ■

 

 

Source

Par Blog de sheerk - Publié dans : Europe
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 23:05

 

 

Découverte de l’oeuvre d’Anton Pannekoek, un des représentants de ce que l’on a dénommé "conseillisme" organisée par la CNT-AIT.

Marxiste, la pensée de Pannekoek dépasse toutefois le cadre étriqué qui est souvent l’apanage de ce courant. Il fut un des premiers à combattre l’autoritarisme du léninisme, fidèle en cela à sa conviction de la nécessaire action autonome du prolétariat. Son principal ouvrage, "Les conseils ouvriers" est un des premiers à définir de manière précise les formes et buts de ce mode d’organisation du prolétariat.

Lors de la soirée, nous avons présenté la pensée de Pannekoek, son originalité et ses apports, les critiques que l’on peut y faire puis nous avons débattu des formes de la lutte des classes, de l’autonomie et des organisations (diffusion des enregistrements à venir).

 

A écouter ici : link

Par Blog de sheerk - Publié dans : histoire et théorie révolutionnaire
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 22:46

 


 
Par Blog de sheerk - Publié dans : Musique
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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 07:20

 

Suite à plusieurs décennies de contre-révolution stalinienne, l'imposition du postulat selon lequel toute opposition aux vues impérialistes des USA est par essence anti-impérialiste, voir même anticapitaliste a pu s'installer durablement au sein du mouvement ouvrier. Cette conception erronée si chère à ces séides marxisants que sont les staliniens, ainsi qu'à leurs frères ennemis les trotskistes a largement prédominé si bien qu'elle a relégué dans l'ombre la véritable critique de l'impérialisme.

Pour le militant communiste internationaliste il n'est donc pas surprenant que l'icône de l'anti-impérialisme à sens-unique et réactionnaire qu'est Hugo Chavez, en arrive à soutenir un despote tel que Mouammar Kadhafi, puisque ce dernier s'oppose aux USA dans le spectacle mondial. 

Ce soutien à Mouammar Kadhafi a soulevé beaucoup d'indignation à gauche et, à défaut d'être surprenant , offre une occasion de dénoncer une fois de plus la nature bourgeoise du prétendu socialisme du XXIème siècle qu'est le chavisme, cette resucée du capitalisme d'état.

 

Comme nous allons le voir le journaliste Michel Collon du site Investig' Action, ayant été longtemps journaliste pour le Solidaire journal du PTB (parti stalinien belge) soutient activement Chavez, ce qui n'est guère étonnant vue qu'il était (est) proche des staliniens, par contre nous allons voir que la LCR (parti trotskiste, donc antistalinien) commet elle aussi la même erreur, ce qui explique pourquoi je les appels les frères ennemis des staliniens. 

 

Tout d'abord voyons dans cette vidéo ce que dit Hugo Chavez : http://www.youtube.com/watch?v=te2svv14vsU&feature=related

 

N'oublions pas de rappeler que Chavez est présenté par ses opposants ainsi que par ses soutiens comme un rouge, voir un communiste, alors que tout un chacun sait que les communistes sont profondément athée. Or, dans cette vidéo l'on voit clairement Chavez faire une prière pour Kadhafi(!!!). Drôle de communiste vraiment! Mais une fois de plus rien d'étonnant à ça le colonel président Chavez déclarait déjà il y a de ça quelques années que : "Quoi qu’en dise l’Eglise, Jésus était socia­liste... et, si ce n’est pas le cas, on ne com­prend pas quelle mis­sion Jésus serait venu accom­plir en ce monde." , Friedrich Engels mettait déjà en garde contre ce genre de sornette : " Les prin­ci­pes sociaux du chris­tia­nisme ont eu main­te­nant dix-huit siècles pour se dével­opper (...). Les prin­ci­pes sociaux du chris­tia­nisme ont jus­ti­fié l’escla­vage anti­que, magni­fié le ser­vage médiéval et s’enten­dent éga­lement, au besoin, à déf­endre l’oppres­sion du prolé­tariat, même s’ils le font avec de petits airs navrés.(...)"[1] 

 La Ligue dite "Communiste Révolutionnaire" bien qu'ayant renoncé sur bien des points au trotskisme (ce qui n'est pas forcément un mal), a l'air d'avoir tout de même retenu ces sages paroles de Trotsky : "Les rapides changement d'opinion et d'humeur des masses, en temps de révolution, proviennent, par conséquent, non de la souplesse et de la mobilité du psychisme humain, mais bien de son profond conservatisme. Les idées et les rapports sociaux restant chroniquement en retard sur les nouvelles circonstances objectives, jusqu'au moment où celles-ci s'abattent en cataclysme, il en résulte, en temps de révolution, des soubresauts d'idées et de passions que des cerveaux de policiers se représentent tout simplement comme l'œuvre de démagogues[2]", et rejette donc à raison la théorie du complot fomenté par la CIA avancé par Hugo Chavez. Néanmoins, la LCR se refuse à analyser la nature de classe du régime de Hugo Chavez et lui préfère la théorie du prétendu manque de discernement et c'est ainsi qu'elle prétend sur son site :"qu'en Amérique latine, ce sont les dirigeants progressistes vénézuéliens et cubains eux-mêmes qui tentent d'isoler ces révolutions montantes en agitant le caractère prétendument « anti-impérialiste » des régimes despotiques libyen, syrien ou iranien, eux aussi déstabilisés par la lame de fond des peuples en lutte.” ; elle regrette par la suite que les directions cubaines et chavistes : "semblent actuellement toujours incapables de saisir la nature, la profondeur et l'unité du processus révolutionnaire en cours dans toute la région”.

Contrairement à ce que sous-entendent ces mots, les directions cubaines et chavistes ont sans doute très bien saisi la nature des événements en cours dans ces pays, et c'est justement la raison pour laquelle elles soutiennent le régime de Mouammar Kadhafi(!!!). Il est à noter que l'opposition de Chavez à la spoliation de la Palestine n'est pas motivé par un quelconque humanisme, mais plutôt par les intérêts nationales de son pays qui sont antagonistes à ceux de l'impérialisme américain, gageons que si un jour Israël n'est plus sous le protectorat des USA et que l'état sioniste devient ami du chavisme, les palestiniens seraient dénigré tout pareil que ne l'est aujourd'hui le peuple libyen. 

 

Ensuite le soutien critique au régime de Chavez et des Castro continue : nous ne pouvons qu'espérer que les travailleurs vénézuéliens et cubains feront preuve d'une meilleure capacité de discernement que leurs dirigeants; ce que ne veut pas le voir la L "C" "R", c'est que c'est très probablement pour éviter un meilleur discernement de la part de leur population respective que la propagande étatique de Cuba et du Venezuela tente de la désinformer sur les événements. C'est ainsi que, plutôt que de se réjouir du discrédit que risque de subir Hugo Chavez dans les pays arabes, la L "C" "R" déplore que le plus grave étant qu'à travers la figure de Chavez, c'est le prestige d'une alternative identifiée comme progressiste et voulant construire le « socialisme du XXIe siècle » qui risque d'être frappée d'un profond discrédit dans le monde arabe.[3]  

Puisque le socialisme du XXIème siècle n'est qu'une arnaque, je ne vois pas trop en quoi il faudrait regretté le fait qu'il soit frappé d'un profond discrédit?

Sauf si bien entendu ce qui compte c'est le prestige d'une alternative identifiée comme progressiste, et pas la clarification du projet de la révolution prolétarienne qui ne peut se réaliser que stratégiquement, en ayant au préalable déjouer les pièges tendu par la bourgeoisie ainsi que par son aile gauche: le socialisme d'état, ses falsificateurs et ses récupérateurs de tout acabit. La véritable raison du soutien à Kadhafi par le Venezuela chaviste est en réalité motivée par le fait que des accords commerciaux ont été conclu entre les deux pays récemment[4].

La LCR dénonce depuis peu la bureaucratisation du régime -ça devient trop flagrant(!!!)- en critiquant par exemple : l'extradition du journaliste Joaquin Pérez Becerra aux autorités colombiennes[5]

Bien entendu la critique ne vise qu'à appeler la direction chaviste à redevenir plus à gauche, si cela n'arrive pas prenons le pari qu'elle en viendra à considérer le régime chaviste comme un état ouvrier dégénéré.

 

 

Venons-en maintenant à Michel Collon et à sa réponse qui fait suite à une question que lui pause une femme étonné de la position de Chavez vis-à-vis de Kadhafi lors d'une conférence à Liège le 05mars 2011. Michel Collon prétend que les paroles de Chavez "font mal", pourtant comme je viens de le souligner, elles n'ont en réalité absolument rien d'étonnant.

D'après sa théorie il faut le juger sur ce qu'il fait au Venezuela. Merci du conseil.

D'abord voyons qu'il a lui aussi recours à la théorie de la prétendue erreur de discernent qui serait due au fait : qu'ils (lui et Fidèle Castro) n'ont pas les moyens d'avoir toutes les connaissances complètes sur toutes les situations et sur tous les pays du monde[6]; certes, m'enfin bon tout le monde est au courant que Mouammar Kadhafi est une belle ordure... vivent-ils sur une autre planète? C'est d'autant plus risible que Chavez et Castro se prétendent être des avant-gardes éclairées : leur autoritarisme respectif est là pour nous le rappeler.

Revenons-en à ce que notre protagoniste nous invite, c'est-à-dire au jugement de ce que Chavez fait au Vénézuela et laissons lui le loisir d'énumérer les cotés positifs, bien qu'il reconnaît qu'il y ai quelques problèmes, et intéressons-nous brièvement à la criminalisation des luttes sociales qui s'opère dans ce pays.

 

Récemment le 09juin dernier le syndicaliste Renny Rojas a été assassiné par balles par un bonze du PDVSU (le parti chaviste). Quant au syndicaliste Ruben Gonzales il a passé 17mois en prison pour... avoir fait grève(!!!), il n'est sorti que suite à la pression faite par ses camarades ainsi que par les campagnes de soutiens internationales. Cette criminalisation des luttes est le fait des états capitalistes en général, et celui diriger par Hugo Chavez ne fait pas exception et ceci même si il enrobe ses emphases caricaturales envers l'impérialisme américain de phraséologies socialistes qui ne trompent que les naïfs(dont j'ai fais partie je précise). 

Pour plus d'infos au sujet de la répression au Vénézuela voir ici : http://www.communisme-ouvrier.info/spip.php?article467

 

Il ne s'agit là que d'un exemple parmi tant d'autre... Mais sans doute le site Investig Action n'a lui non plus pas les moyens d'avoir toutes les connaissances complètes sur toutes les situations dans le monde..., ce qui explique pourquoi ce genre de fait n'est jamais relaté sur ce site.

IL s'en suit que Michel Collon fini par reconnaitre que le but de Chavez est de "construire un grand front international de résistance aux États-Unis, les États-Unis sont le grand danger du moment : c'est les États-Unis qui font la guerre partout, qui envahissent l'Irak, l'Afghanistan, qui arme Israël, qui menacent d'intervenir dans toute sorte de pays, c'est le grand danger; si on veut aller vers un monde multi-polaire, plus équilibré où il n'y aura pas comme ça un gendarme qui viendra vous menacez, vous agressez chaque fois que vous déviez du chemin souhaité. Il faut isolé les États-Unis, il faut formé un grand front anti-impérialiste, une grande alliance de résistance(....) Donc en gros dans cette alliance, il faut s'unir avec tous les régimes ayant des prétentions anti-américaines, pardon "anti-impérialistes", que ça soit des régimes policiers dans lesquelles les masses subissent une répression impitoyable qu'importe. Dénoncer ce fait c'est selon leur théorie faire le jeu de l'impérialisme.

Donc pas surprenant que nos "anti-impérialistes" en arrivent à soutenir des dictatures sanguinaires, puisque de toute manière le nationalisme des pays du sud n'est pas le même que celui des pays dominants et qu'il est de ce fait forcément libérateur puisqu'il lutte contre le grand méchant empire américain. La dictature en Corée du Nord en est d'ailleurs une preuve historique flagrante...

Ce genre d'alliance c'est aussi celle que fait n'importe quel état "impérialiste" du monde, qui eux aussi ne dénoncent la répression que dans les pays ennemis, mais ferment les yeux lorsque la répression a lieu dans des régimes amis, sauf si bien entendu la répression est trop flagrante alors à ce moment là ils font semblant de dénoncer, ce que fait aussi Michel Collon lorsqu'il dit dénoncer fermement la répression en Libye

En bref ce ne sont que des conflits pour le contrôle des ressources du monde que se livre grandes et petites puissances ayant chacune des prétentions impérialistes. Rien avoir avec l'anti-impérialisme communiste, qui consiste à lutter contre les guerres des classes dominantes de chaque pays que ça soit le Vénézuela, l'Iran, la Chine, les USA etc... Comme nous l'avons remarqué précédemment le collectif Investig' Action n'est pas en mesure de nous fournir des renseignements sur la répression au Vénézuela, ni même de condamner réellement la position de Chavez sur Kadhafi, mais ce n'est pas tout, ce site se fait aussi l'écho de gens tel Jacques Vergès qui n'hésite pas à dire : "Quant à moi, je suis très clairement un ami de la Syrie telle qu’elle est.[7]".

Comme si il n'y avait pas d'autre choix que de soutenir les alliés des USA ou le clan partisan de Bachar Al-Assad! C'est à dire choisir entre la peste et le choléra.

Le soutien à des dictatures est une des conditions à l'instauration d'un monde meilleur on n'en doute pas...


 

Juillet 2011

 

 

[1] http://mondialisme.org/spip.php?article909 

[2] L.Trotsky, Histoire de la révolution Russe, Préface, Ed du Seuil, vol1, P. 34.

[3] http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=1981:lamerique-latine-et-la-révolution-arabe-faillite-du-chavisme&option=com_content&ltemid=539
[4] http://www.mondialisme.org/spip.php?article1623

[5] http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_content&view=article&id=2078:venezuela-laffaire-becerra-et-la-revolution-bolivarienne-peril-en-la-demeure-&catid=29:Venezuela&Itemid=53

[6] http://www.michelcollon.info/Hugo-Chavez-et-Mouammar-Kadhafi-L.html

[7] http://www.michelcollon.info/Jacques-Verges-En-Syrie-il-faut.html

 

 

Une analyse à lire sur l'intervention belliciste de la France en Libye : Les ambitions françaises de l'Opération "Harmattan"

 

Par Blog de sheerk
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 15:26

 

 


 

Le commentaire de Rapaces qui suit provient du forum de Starflam (un groupe de rap belge aujourd'hui dissout), je l'ai posté afin de lui donner une 2ème vie.


Citation

« Posté par : Marco
Un petit message pour remettre des pendules à l'heure. je suis tombé sur un site animé par le groupe Rapace qui affiche Rockin'Squat parsqu'il a fait une pub pour la marque 12 inch. Comment soit disant il se sert de son image pour ce gaver et faire porter des fringues à des jeunes en mal de sensation forte. Il faudrai dire à ces bouffons de Rapace qu'à l'époque où Squat a fait la pub, déjà il n'as pas pris une tune pour la faire (je connais Pablo donc je sais de quoi je parle). Que cette marque était 100% hip hop fait par Sozy one legende du graff en Europe, que prés d'une centaine d'acteurs de notre mouvement l'ont big up (Mode 2, Profecy, Starflam, Smimooz, Jr Ewing...)
Donc comparer la pub de Squat avec des marques comme Royal wear ou Com 8 prouve un manque d'information exemplaire de la part de ces soi disant révolutionnaire de l'internet.
Voilà c'est tout simplement pour dire quand on ne sait pas on ferme sa gueule !!!
Big up aux 2 fils de pute (disque dans les bacs)
Marco "L'Odyssée suit son cours" »




Salut à tous ici,
Comme il est question de nous dans l'intervention de Marco sur ce forum, on tient à apporter quelques précisions.
Tout d'abord, il est important pour chacun de savoir discerner ce que l'on écrit précisément, et les interprétations qui peuvent en être faites. En l'occurrence, Marco interprète, et avec mauvaise foi.

"... le groupe Rapace qui affiche Rockin'Squat parsqu'il a fait une pub pour la marque 12 inch."

==> Il ne faut pas renverser les rôles. Ce n'est pas nous qui affichons Rockin'Squat, c'est Rockin'Squat qui s'affiche. Et c'est la "presse spé" (Radikal pour ce qui est de notre scan) qui s'en fait le relais, suite à un accord commercial avec "12 Inch".
Cette marque textile a fait des choix promotionnels en vue d'écouler sa production. Pour ce faire, elle a effectivement choisi un certain nombre d'"artistes" (qu'a cité en partie Marco et dont voici quelques scans).

En dehors des relations amicales qui peuvent exister individuellement entre eux, le choix de la représentation publicitaire de la marque s'est porté sur ces personnes parce qu'elles "représentent" un certain nombre de valeurs propres au "Hip-Hop" : une "authenticité", un style de vie "en marge", une "attitude" assurément "rebelle", en lutte...
Ce sont ces valeurs, médiatisées, qui donnent une dimension idéalisée à leur image, et sur laquelle ils fondent eux-mêmes concrètement leur "carrière".
Ces valeurs sont leur fonds de commerce.
Là pour le coup, on trouvait intéressant qu'un rappeur comme Rockin Squat, qui a l'habitude de dissimuler son visage sous une capuche, masque aussi sa face sur cette publicité.
L'important est pourtant qu'il soit identifié, et la note en bas de page est là pour rappeler l'identité du personnage...

http://rapaces.zone-mondiale.org/pages/images/tximg10/assassin_twelveinch1b.jpg

Le but de cette posture visiblement anti-conformiste est bel et bien de construire au produit une image de marque qui va valoriser son porteur, et ainsi motiver son achat.
Notre avis c'est qu'on ne lutte pas contre le système quand on renforce son développement, quand on participe à son mensonge et ses illusions.

"... comparer la pub de Squat avec des marques comme Royal wear ou Com 8 prouve un manque d'information exemplaire..."

==> Déjà on précise qu'on n'a nulle part "comparé" les marques citées. Cependant, si on devait le faire, et puisque Marco nous y invite, on les rapprocherait sur la nature de leur activité : ces marques sont en concurrence et cherchent tout autant à faire leur bizness sur le même créneau.
Que ce soit la petite ou la grande industrie, aucune ne souhaite la transformation des rapports de production. Elles luttent juste entre elles pour leur rentabilité propre, au dépend de l'intérêt général, et au mépris de leur cible marketing (les professionnels parlent de "niches" de consommateurs, et se félicitent de diriger une population de moutons/exploités/consommateurs avec l'aide de quelques bergers/artistes/modèles...).
Les moyens et investissements peuvent ne pas être les mêmes, la manière et la finalité le sont toujours.
Pour imager, même si "Rockin Squat n'a pas pris une tune" (comme nous en informe humblement Marco), il a fait la pub pour aider à vendre un sweatshirt "100% HipHop" (!?). Et la marque a convaincu un public, a produit, a vendu, et a fait ses bénéfices.
Et ce dans quel but entrant en opposition au système ?!
N'oublions pas que le bizness des fringues de marque ne peut se faire qu'auprès d'une population qui considère l'apparence comme primordiale... Tous ("marques respectables" et "marques d'opportunistes notoires") participent activement à cette tendance.
Quelle menace représente ce "mouvement Hip-Hop" mercantile dont fait référence Marco ?! D'après nous, aucune. Bien au contraire.
Toute initiative entreprenariale renforce le système, et encore plus puissamment dans les domaines comme le Hip-Hop propices à l'éclosion d'une réaction subversive.

"... Comment soit disant il se sert de son image pour ce gaver et faire porter des fringues à des jeunes en mal de sensation forte."

==> Marco invente : On ne dit pas que Rockin'Squat se gave avec 12 Inch.
On dit que "Rockin Squat fait sa révérence à la marchandise pour Twelve Inch... Comme quoi cacher sa face est tout aussi solvable que de la montrer, surtout quand il s'agit de faire porter des fringues (de marques) à des "jeunes rebels"..."
Ne pas remettre en question le fait que le "public rap" soit considéré comme une masse de consommateurs est un premier signe d'acceptation des règles édictées par le système capitaliste.
Participer à la publicité d'un produit ou d'une marque, c'est avoir conscience de la solvabilité de son image.
Donc, oui, on confirme bien que le but réciproque de Rockin Squat et de 12 Inch est de faire porter des fringues à des jeunes qui se reconnaissent dans l'image que Rockin Squat entretient depuis des années : le "jeune rebelle", dont la pub est d'ailleurs très suggestive.
Si on se laissait aller à une analyse sémantique de base, on dirait qu'on y voit distinctement : un jeune homme fuyant dans la nuit un environnement hostile, passant la main sur son visage au croisement d'un regard, affirmant son désir de liberté en refusant la mise à nue de son intimité, évitant d'être dévisagé, et par là même d'être jugé... Une attitude qui reflète partiellement les traits tourmentés de l'adolescence.
Le marketing, c'est un métier. Il ne faut pas ignorer que toutes les communications qui nous entourent sont l'objet de préoccupation d'un grand nombre de professionnels en vue d'un objectif principal : la vente.

"... Voilà c'est tout simplement pour dire quand on ne sait pas on ferme sa gueule !!!"

==> Ce qu'il est intéressant de constater, c'est que les réactions les plus hostiles à nos analyses proviennent toujours de ceux qui défendent un biz (le leur ou celui d'un proche).
On commence à être habitués...
Au delà de cibler Rockin'Squat ou 12 Inch comme Marco semble le penser, nous avons voulu, pour appuyer notre propos ("Bâtir un pôle du Rap anti-marchand" http://rapaces.zone-mondiale.org/pages/comm12.htm), illustrer le fait que la marchandise et le commerce sont au coeur du Hip-Hop, dès lors qu'il est médiatisé. A mesure qu'il s'intègre à notre société, que de l'argent y est investi, il s'en retrouve de plus en plus vidé de son sens originel.
Il n'est plus en soi un mouvement émancipateur, mais devient un organe d'oppression de plus.
C'est clair que vis-à-vis des autres groupes, on a de toute évidence des divergences d'opinion et d'action.
Pour nous, définitivement, combattre le système, ce n'est pas en être l'instigateur.
Le rap, comme le Hip-Hop, doivent se débarrasser de la pollution marchande pour enfin pouvoir prétendre être "libre".
Au plus grand dame de certains, le savoir est une arme, on observe un certain nombre de choses, et on fermera pas nos gueules.

RAPACES

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 15:07

 


 
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 00:42

 

14 janvier 2012

 

NE PAS QUITTER LONGVIEW DES YEUX : UNE ATTAQUE CONTRE UN EST UNE ATTAQUE CONTRE TOUS
 
Nous vous écrivons pour vous informer du sérieux affrontement de classe  qui se déroule sur la côte nord-ouest des USA à Longview (Etat de Washington) (1)
 
Dans cette petite ville, une compagnie céréalière internationale EGT , possédée conjointement par trois firmes  ( Bunge North America (américaine),Itochu (japonaise) et STX Pan Ocean (Coréenne), a investi 200 millions de dollars (160 millions d’euros) dans la construction d’un nouveau terminal céréalier dernier cri.
Alors que débutaient les travaux, ECT avait annoncé qu’il emploierait les 225 adhérents du syndicat local « ILWU local 21 » de Longview, conservant ainsi les liens avec la solide implantation du syndicat ILWU (International  Longshore Workers Union) depuis les années 1930 dans les ports de la côte ouest des USA .
Mais, quand  la construction du terminal fut achevée, EGT s’adressa à un syndicat « jaune » -General Construction and Operating Engineers local 701 , avec l’intention de contraindre les dockers d’ILWU à accepter un « bon » contrat qui, d’après les estimations réduirait les coûts annuels du travail sur le terminal d’un  million de dollars par an (800 000 euros)
Cette rupture avec le local 21 de l’ILWU , sans aucun doute , serait le prélude d’une offensive contre ce syndicat sur toute la côté ouest, en particulier avec une perspective d’une extension de l’automatisation. Clairement aussi, les patrons et l’Etat veulent dresser les travailleurs d’ILWU  contre les militants du mouvement « Occupy » pour isoler et affaiblir les uns et les autres. Ils reconnaissent et craignent l’existence du pouvoir d’une jonction Occupy/ ILWU dont la démonstration a déjà été faite.
Malgré cette menace, la centrale syndicale ILWU International ne cherche qu’à limiter le conflit à EGT et à Longview et à éviter toute extension aux autres ports de la côte ouest.. Ils ont ordonné aux dockers de ces autres ports de traverser les piquets de grève animés par Occupy sauf à Longview. Le 6 janvier, les hommes de main d’ILWU ont attaqué un meeting d’Occupy Seattle qui devait  organiser des actions de solidarité avec Longview.
Des  oppositionnels du local 10 d’ILWU, regroupant des dockers de base et d’anciens  permanents, ont déclaré qu’ils allaient tenter de bloquer le port d’Oakland  si un navire dérouté tente d’y accoster. En fait, les hommes de main ont attaqué le meeting d’Occupy à Seattle juste au moment où les dockers retraités d’Oakland et le leader de l’opposition du local 10, Jack Heyman, expliquaient aux présents que les dockers de base de l’ILWU d’Oakland, Portland et Seattle avaient refusé de traverser les piquets d’Occupy et fait ainsi fermer ces ports le 12 décembre et qu’ils feraient de même si les navires céréaliers se présentaient à Longview. Que cela arrive ou pas, en dépit de la pression énorme de l’Etat et des patrons, avec le complicité de la centrale ILWU International et de quelques bureaucrates locaux, reste à voir.
Après être restée à l’écart pendant des mois, le 7 septembre 2010 la police escorta un train vers le terminal EGT et arrêta 19 de ceux qui s’opposaient à son  passage. Le 8 septembre au matin, des centaines de dockers envahirent le terminal et détruisirent la cargaison du train. Plus tard dans la même journée, les dockers de cinq ports voisins, y compris Seattle (Washington) et Portland (Oregon) déclenchèrent une grève sauvage de solidarité avec Longview.
Depuis ces affrontements du début septembre 2010, 220 sur 225 membres du local 21 ont été arrêtés. Le président du local a été arrêté à six reprises et les flics lui ont fracturé le bras. Les hommes de mains privés et la police  entretiennent à Longview une atmosphère qui rappelle celle des la guerre sociale dans les sites miniers dans les années 20. Les hommes de main attaquent les dockers dans les rues et les flics sortent les dockers de leur maison au milieu de la nuit.
Un nouveau navire est supposé arriver à Longview pour décharger une cargaison de grain à un moment quelconque dans les deux prochaines semaines. Il sera escorté par deux navires de la garde côtière américaine et par des hélicoptères, encore plus de flics publics et privés pratiquement militariseront la ville. En vertu de la nouvelle  loi sur la sécurité nationale signée par Obama la veille du Nouvel an, le National Defense Authorization Act (NDAA), quiconque commettant un « acte d’agressivité » contre les Etats-Unis peut être emprisonné indéfiniment sans aucune autre charge ou procès sur ordre du président. Les ports américains sont déjà sous un régime semi militaire sous l’autorité du « Homeland Security », les dockers étant contraints de montrer pas moins que trois cartes d’identité électroniques pour atteindre chaque jour leur lieu de travail et sont de plus l’objet de contrôle de sécurité. Avec un peu d’imagination, il est très facile d’envisager la possibilité de lier un travail militant quelconque à une action  « terroriste ».
Il est essentiel que ces attaques sur les travailleurs de la côte ouest des Etats-Unis reçoivent le maximum d’intérêt internationalement et une solidarité active. Alors que la date d’arrivée du navire est encore tenue secrète, Occupy de la baie de San Francisco, Portland et Seattle organisent des caravanes qui convergeront sur Longview quand la date sera connue. Ailleurs aux Etats-Unis, Occupy projette d’organiser des manifestations devant les bureaux de la Coast Guard et devant les bureaux des compagnies qui possèdent EGT.
Un soutien international, à commencer avec les dockers d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud, est aussi essentiel. En 2001  cinq dockers noirs de Charleston (Caroline du Sud) encouraient des années de prison  après avoir été inculpés sur de fausses allégations des flics qui avaient attaqué le piquet de grève. Après que les dockers d’Europe eurent menacé de refuser de charger ou décharger les navires allant ou venant de Charleston, toutes le poursuites contre les « cinq de Charleston » avaient été abandonnées. Quelque chose se similaire,  même à une plus grande échelle, s’imposerait aujourd’hui.
Insurgent Notes appelle quiconque recevant cet appel à rejoindre la lutte, soit en se préparant à rejoindre la convergence projetée sur Longview, soit en participant à des actions plus proches de leur lieu de vie contre les Coast Guard américains ou les firmes Bunge, Itochu et STX Pan Ocean.
La confrontation de Longview sera le plus recent test, et le plus dur, démontrant la capacité des forces qui ont bloqué les ports de la côte ouest les 2 novembre et 12 décembre à pouvoir mobiliser un soutien de masse. La clé d’un succès serait une large alliance de classe de la base des dockers, du nombre imposant des camionneurs  inorganisés des ports et de la masse des précaires qui forme l’aile radicale d’Occupy.  Transformons maintenant cette action défensive en une action offensive.
 
(1) Si tu veux contribuer financièrement à la marche sur Longview vas au site http://occupyoakland.org/donate/ et clique sur  "Donate specifically to West Coast Port  Shutdown" (Donation spécifique au blocage des ports de la côteOuest)
 
http://insurgentnotes.com/

 

 

 

 

17 novembre 2011

 

PROCHAINE ETAPE POUR « OCCUPY WALL STREET » : OCCUPER LES BUILDINGS, OCCUPER LES ENTREPRISES.

 

Aujourd’hui, après deux mois d’occupations et les attaques contre celles-ci à Portland, Oakland et maintenant à Manhattan, Occupy Wall Street pourrait bien franchir une nouvelle étape : un rassemblement massif des étudiants à l’Union Square et une manifestation de la classe ouvrière à Foley Square tentent de donner une réalité aux appels croissants à la grève générale.
Cette nouvelle phase devrait impliquer l’extension des occupations aux buildings durant cet hiver et, par delà, aux entreprises, là où la classe ouvrière peut bloquer le système, ce qui serait un pas de plus vers la prise en charge de l’administration de la société sur des bases intégralement rénovées. Quoiqu’il se passe aujourd’hui (17 novembre) et au cours de la prochaine semaine d'actions, il est temps de faire le point sur les limites et les forces du mouvement d’occupation, tant à New York que dans le reste des Etats-Unis.

Il ne fait aucun doute que ce mouvement de rue est le plus important que connaissent les USA depuis quatre décennies. Sa propagation fulgurante dans un millier de villes en quelques semaines l’atteste. L’avalanche de revendications a fait de la misère sociale et économique de ces quarante dernières années, la plupart du temps endurée passivement avec quelques éruptions de résistance ponctuelles, une réalité publique désormais indéniable. Les hommes politiques, les personnalités TV et différents experts ont été pris au dépourvu face à un mouvement qui refuse de s’intégrer à leur univers rendu soudainement inepte.
Malgré l’aspect fourre-tout de ce qu’il exprime, le mouvement a absolument raison de refuser de s’identifier à des revendications spécifiques, des idéologies et des leaders. Depuis des années, la réalité sociale quotidienne lui a trop bien appris à ne pas tomber dans ce piège. Le fond des choses est la réalité que le mouvement représente : le refus d’une société qui jette un nombre toujours plus grand de gens au rebut. S’identifier de trop près à une liste de revendications reviendrait à s’écarter du sentiment profond du mouvement que tout doit changer et de sa certitude que rien ne devrait plus être comme avant.

En réponse, les plus grandes forces capables de détourner ce mouvement vers des voies respectables (le Parti Démocrate et les dirigeants syndicaux) se bousculent pour le contrôler, le désamorcer et le réprimer, comme elles sont parvenues à le faire dans le Wisconsin au printemps dernier. En ce moment, cette tâche leur est rendue rude.
Les différentes réalités que recouvrent les occupations dans 1000 villes défient toute généralisation simplificatrice.
Les grands journaux ont tenté de dépeindre le noyau du mouvement comme jeune, blanc, chômeur et de « classe moyenne », ce dernier terme permettant de faire immédiatement disparaître la classe ouvrière sous une fausse identité.
Quoiqu’il en fût aux premiers temps du mouvement, dans différentes villes (notamment durant la manifestation de masse du 2 novembre sur le Port d’Oakland), un nombre important de noirs et de latinos, ainsi que des personnes âgées, ont propagé celui-ci dans de nombreux endroits, au-delà de sa caractérisation initiale.
Notre but ici n’est pas de nous attarder sur les mille slogans exprimés, phénomène qui n’est pas surprenant de la part d’un mouvement très jeune, composé en grande partie par des gens pour qui ce type d’expérience est la première de leur vie. Des idées telles que le « 1% » ou « faire payer la juste part aux riches », ou « faire payer les banques », ou « abolir la FED » se mêlent aux attaques contre le « capitalisme ». Nous prétendons que la focalisation excessive sur les banques nie le fait que la source de la misère généralisée est la crise mondiale du système capitaliste (salariat) et, ainsi, n’envisage pas le dépassement de la crise par l’établissement d’un monde au-delà du travail salarié, à savoir le socialisme ou le communisme (même si nous sommes bien conscients de l'abus de ces mots dans de trop nombreux cas). Parvenir à une telle perspective requiert que l’on parle ouvertement de classe sociale. Il est clair que la grande majorité des travailleurs aux USA, bien que favorables au mouvement, ne l’ont pas rejoint activement tout simplement parce qu’ils travaillent et sont accaparés par la survie quotidienne.
Le mouvement des occupations doit s’appuyer sur le militantisme créatif de rue de milliers de personnes (tel qu’observé à Oakland, Portland, Seattle, New York et ailleurs) pour toucher cette grande majorité qui semble parfois, à un ou deux pâtés de maison des batailles de rue, vaquer à ses occupations habituelles. Les actions anti expulsions et anti saisies ont permis que cette jonction ait lieu. S’emparer des buildings pour s’y réunir ou y habiter, de même qu’y tenir des ateliers ou des cours, pourrait être une prochaine étape importante. Au-delà, il y a l’extension du mouvement aux arrêts de travail et aux occupations des entreprises, ce qui pose plus fortement qu’auparavant les questions de la propriété privée et du « qui gouverne ? ».
Le renouvellement du bail du Local 100 du Syndicat des Travailleurs du Transit est un point de jonction évident ici à New York. Le bras de fer continu entre les Travailleurs des Docks de la Côte Ouest et les jaunes grégaires de la société EGT à Longview à Washington en est un autre. L’occupation projetée, avec parents et élèves, de cinq écoles vouées à la fermeture à Oakland en est encore un autre. Nous pensons que, dans son effort, le mouvement aura peu de mal à distinguer la base des travailleurs (qui l’a déjà rejoint en différentes occasions) des bureaucrates syndicaux, qui n’ont émis que du bout des lèvres une résolution de « soutien » après l'autre, sans la moindre, ni même symbolique, mobilisation.
Il y a encore moins à dire au sujet des politiciens du Parti Démocrate - plus notoirement, Jean Quan, Maire d’Oakland – qui ont essayé d’utiliser le mouvement à leurs propres fins avant de lui envoyer la police anti-émeute.
TOUTEFOIS, L'OCCUPATION EST SEULEMENT UN PAS DE PLUS EN AVANT : AU DELA, C'EST LA QUESTION DE LA PRISE EN CHARGE DE LA PRODUCTION DE LA SOCIETE POUR NOUS-MEMES ET DU FONCTIONNEMENT DE CELLE-CI SUR UNE BASE ENTIEREMENT NOUVELLE QUI SE POSE.

Quoiqu’il arrive dans un futur immédiat, une brèche a été faite dans le mur de silence bâti sur quarante ans de misère accumulée. Chaque jour apporte de nouvelles attaques contre les travailleurs, tandis que le capitalisme mondial échappe à tout contrôle. Il n’a jamais été plus clair que la « normalité » capitaliste dépend de la passivité de ceux qu’elle écrase pour assurer sa propre survie, cette passivité qui, de la Tunisie et de l’Egypte, en passant par la Grèce et l’Espagne, jusqu’à NewYork, Oakland, Seattle et Portland, est révolue. La tâche aujourd’hui est de jeter toutes nos forces dans la batailles pour atteindre ce point de non retour où les conditions nous hurlent : « Nous avons une chance de changer le monde, prenons-là ! ».


http://insurgentnotes.com/

 

Par Blog de sheerk - Publié dans : Amérique du nord
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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 00:33

 

Une vidéo conférence lors de laquelle Anselme Jappe nous parle du concept de fétichisme de la marchandise chez Marx, il y fait aussi une critique des théories visant a donner une trop grande importance à l'aspect financier de la crise, négligeant de fait que la crise est bien plus profonde que ça et qu'il s'agit d'une crise de la valeur. La double nature de la marchandise y est aussi abordé 1)- valeur abstraite 2)- valeur concrète.

 

 

A voir/écouté sur ce lien :

 

  Séminaire - Anselm Jappe - Critique du néo-libéralisme ou critique de la société marchande   link

 

 

Par Blog de sheerk
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 13:23

 

Extrait de “Organisation et parti”, article de C. Lefort dans Socialisme ou Barbarie N°26 (1958). Sous le pseudonyme de Montal, Claude Lefort avait été un des leaders de la tendance du P.C.I. qui devait scissionner pour former le groupe et la revue Socialisme ou Barbarie.

 

 

Le P.C.I., dans lequel j’avais milité jusqu’en 1948, ne participait en rien au système d’exploitation. Ses cadres ne tiraient aucun privilège de leur activité dans le parti [*].

On ne trouvait en son sein que des éléments animés d’une “bonne volonté révolutionnaire” évidente, et conscients du caractère contre-révolutionnaire des grandes organisations traditionnelles. Formellement une grande démocratie régnait. Les organismes dirigeants étaient régulièrement élus lors des assemblées générales; celles-ci étaient fréquentes, les camarades avaient toute liberté de se rassembler dans des tendances et de défendre leurs idées dans les réunions et les congrès (ils purent même s’exprimer dans des publications du parti). Pourtant le P.C.I. se comportait comme une micro-bureaucratie et nous apparaissait comme telle. Sans doute faisait-il place à des pratiques condamnables (truquage des mandats lors des congrès, manoeuvres effectuées par la majorité en place pour assurer au maximum la diffusion de ses idées et réduire celle des minoritaires, calomnies diverses pour discréditer l’adversaire, chantage à la destruction du parti chaque fois qu’un militant se trouvait en désaccord sur certains points importants du programme, culte de la personnalité de Trotsky, etc.).

Mais l’essentiel n’était pas là. Le P.C.I. se considérait comme le parti du prolétariat, sa direction irremplaçable; il jugeait la révolution à venir comme le simple accomplissement de son programme. A l’égard des luttes ouvrières, le point de vue de l’organisation prédominait absolument. En conséquence de quoi celles-ci étaient toujours interprétées selon ce critère: dans quelles conditions seront-elles favorables au renforcement du parti? S’étant identifié une fois pour toutes avec la Révolution mondiale, le parti était prêt à bien des manoeuvres pour peu qu’elles fussent utiles à son développement.

Bien qu’on ne puisse faire cette comparaison qu’avec beaucoup de précautions, car elle n’est valide que dans une certaine perspective, le P.C.I. comme le P.C. voyait dans le prolétariat une masse à diriger. Il prétendait seulement la bien diriger. Or cette relation que le parti entretenait avec les travailleurs – ou plutôt qu’il aurait souhaité entretenir, car en fait il ne dirigeait rien du tout – se retrouvait, transposée à l’intérieur de l’organisation entre l’appareil de direction et la base. La division entre dirigeants et simples militants était une norme. Les premiers attendaient des seconds qu’ils écoutent, qu’ils discutent des propositions, qu’ils votent, diffusent le journal et collent les affiches. Les seconds, persuadés qu’il fallait à la tête du parti des camarades compétents, faisaient ce qu’on attendait d’eux. La démocratie était fondée sur le principe de la ratification. Conséquence: de même que dans la lutte de classe, le point de vue de l’organisation prédominait, dans la lutte à l’intérieur du parti, le point de vue du contrôle de l’organisation était décisif. De même que la lutte révolutionnaire se confondait avec la lutte du parti, celle-ci se confondait avec la lutte menée par la bonne équipe. Le résultat était que les militants se déterminaient sur chaque question selon ce critère: le vote renforce-t-il ou au contraire ne risque-t-il pas d’affaiblir la bonne équipe? Ainsi chacun obéissant à un souci d’efficacité immédiate, la loi d’inertie régnait comme dans toute bureaucratie. Le trotskisme était une des formes du conservatisme idéologique.

La critique que je fais du trotskisme n’est pas d’ordre psychologique: elle est sociologique. Elle ne porte pas sur des conduites individuelles, elle concerne un modèle d’organisation sociale, dont le caractère bureaucratique est d’autant plus remarquable qu’il n’est pas déterminé directement par les conditions matérielles de l’exploitation. Sans doute ce modèle n’est-il qu’un sous-produit du modèle social dominant; la micro-bureaucratie trotskiste n’est pas l’expression d’une couche sociale, mais seulement l’écho au sein du mouvement ouvrier des bureaucratie régnantes à l’échelle de la société globale. Mais l’échec du trotskisme nous montre l’extraordinaire difficulté qu’il y a à échapper aux normes sociales dominantes, à instituer au niveau même de l’organisation révolutionnaire un mode de regroupement, de travail et d’action qui soient effectivement révolutionnaires et non pas marqués du sceau de l’esprit bourgeois ou bureaucratique.


Note de la BS:



[*] On ne pourrait évidemment plus dire cela aujourd’hui tant est évidente l’intégration à l’appareil syndical de FO pour le POI ou de la FSU pour la GU par exemple.

Par Blog de sheerk
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