Mercredi 19 mars 2008 3 19 /03 /Mars /2008 09:24

Notes sur la « question des immigrés »

Notes pour Mezioud [1]

Tout est faux dans la « question des immigrés », exactement comme dans toute question ouvertement posée dans la société actuelle ; et pour les mêmes motifs : l’économie — c’est-à-dire l’illusion pseudo-économique — l’a apportée, et le spectacle l’a traitée.

On ne discute que de sottises. Faut-il garder ou éliminer les immigrés ? (Naturellement, le véritable immigré n’est pas l’habitant permanent d’origine étrangère, mais celui qui est perçu et se perçoit comme différent et destiné à le rester. Beaucoup d’immigrés ou leurs enfants ont la nationalité française ; beaucoup de Polonais ou d’Espagnols se sont finalement perdus dans la masse d’une population française qui était autre. Comme les déchets de l’industrie atomique ou le pétrole dans l’Océan — et là on définit moins vite et moins « scientifiquement » les seuils d’intolérance — les immigrés, produits de la même gestion du capitalisme moderne, resteront pour des siècles, des millénaires, toujours. Ils resteront parce qu’il était beaucoup plus facile d’éliminer les Juifs d’Allemagne au temps d’Hitler que les maghrébins, et autres, d’ici à présent : car il n’existe en France ni un parti nazi ni le mythe d’une race autochtone !

Faut-il donc les assimiler ou « respecter les diversités culturelles » ? Inepte faux choix. Nous ne pouvons plus assimiler personne : ni la jeunesse, ni les travailleurs français, ni même les provinciaux ou vieilles minorités ethniques (Corses, Bretons, etc.) car Paris, ville détruite, a perdu son rôle historique qui était de faire des Français. Qu’est-ce qu’un centralisme sans capitale ? Le camp de concentration n’a créé aucun Allemand parmi les Européens déportés. La diffusion du spectacle concentré ne peut uniformiser que des spectateurs. On se gargarise, en langage simplement publicitaire, de la riche expression de « diversités culturelles ». Quelles cultures ? Il n’y en a plus. Ni chrétienne ni musulmane ; ni socialiste ni scientiste. Ne parlez pas des absents. Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture.

Ce n’est surtout pas en votant que l’on s’assimile. Démonstration historique que le vote n’est rien, même pour les Français, qui sont électeurs et ne sont plus rien (1 parti = 1 autre parti ; un engagement électoral = son contraire ;
et plus récemment un programme — dont tous savent bien qu’il ne sera pas tenu — a d’ailleurs enfin cessé d’être décevant, depuis qu’il n’envisage jamais plus aucun problème important. Qui a voté sur la disparition
du pain ?). On avouait récemment ce chiffre révélateur (et sans doute manipulé en baisse) : 25 % des « citoyens » de la tranche d’âge 18-25 ans ne sont pas inscrits sur les listes électorales, par simple dégoût. Les abstentionnistes sont d’autres, qui s’y ajoutent.

Certains mettent en avant le critère de « parler français ». Risible. Les Français actuels le parlent-ils ? Est-ce du français que parlent les analphabètes d’aujourd’hui, ou Fabius (« Bonjour les dégâts ! ») ou Françoise Castro (« Ça t’habite ou ça t’effleure ? »), ou B.-H. Lévy ? Ne va-t-on pas clairement, même s’il n’y avait aucun immigré, vers la perte de tout langage articulé et de tout raisonnement ? Quelles chansons écoute la jeunesse présente ? Quelles sectes infiniment plus ridicules que l’islam ou le catholicisme ont conquis facilement une emprise sur une certaine fraction des idiots instruits contemporains (Moon, etc.) ? Sans faire mention des autistes ou débiles profonds que de telles sectes ne recrutent pas parce qu’il n’y a pas d’intérêt économique dans l’exploitation de ce bétail : on le laisse donc en charge aux pouvoirs publics.

Nous nous sommes faits américains. Il est normal que nous trouvions ici tous les misérables problèmes des USA, de la drogue à la Mafia, du fast-food à la prolifération des ethnies. Par exemple, l’Italie et l’Espagne, américanisées en surface et même à une assez grande profondeur, ne sont pas mélangées ethniquement. En ce sens, elles restent plus largement européennes (comme l’AIgérie est nord-africaine). Nous avons ici les ennuis de l’Amérique sans en avoir la force. Il n’est pas sûr que le melting-pot américain fonctionne encore longtemps (par exemple avec les Chicanos qui ont une autre langue). Mais il est tout à fait sûr qu’il ne peut pas un moment fonctionner ici. Parce que c’est aux USA qu’est le centre de la fabrication du mode de vie actuel, le cœur du spectacle qui étend ses pulsations jusqu’à Moscou ou à Pékin ; et qui en tout cas ne peut laisser aucune indépendance à ses sous-traitants locaux (la compréhension de ceci montre malheureusement un assujettissement beaucoup moins superficiel que celui que voudraient détruire ou modérer les critiques habituels de « l’impérialisme »). Ici, nous ne sommes plus rien : des colonisés qui n’ont pas su se révolter, les béni-oui-oui de l’aliénation spectaculaire. Quelle prétention, envisageant la proliférante présence des immigrés de toutes couleurs, retrouvons-nous tout à coup en France, comme si l’on nous volait quelque chose qui serait encore à nous ? Et quoi donc ? Que croyons-nous, ou plutôt que faisons-nous encore semblant de croire ? C’est une fierté pour leurs rares jours de fête, quand les purs esclaves s’indignent que des métèques menacent leur indépendance !

Le risque d’apartheid ? Il est bien réel. II est plus qu’un risque, il est une fatalité déjà là (avec sa logique des ghettos, des affrontements raciaux, et un jour des bains de sang). Une société qui se décompose entièrement est évidemment moins apte à accueillir sans trop de heurts une grande quantité d’immigrés que pouvait l’être une société cohérente et relativement heureuse. On a déjà fait observer en 1973 cette frappante adéquation entre l’évolution de la technique et l’évolution des mentalités : « L’environnement, qui est reconstruit toujours plus hâtivement pour le contrôle répressif et le profit, en même temps devient plus fragile et incite davantage au vandalisme. Le capitalisme à son stade spectaculaire rebâtit tout en toc et produit des incendiaires. Ainsi son décor devient partout inflammable comme un collège de France. » Avec la présence des immigrés (qui a déjà servi à certains syndicalistes susceptibles de dénoncer comme « guerres de religions » certaines grèves ouvrières qu’ils n’avaient pu contrôler), on peut être assurés que les pouvoirs existants vont favoriser le développement en grandeur réelle des petites expériences d’affrontements que nous avons vu mises en scène à travers des « terroristes » réels ou faux, ou des supporters d’équipes de football rivales (pas seulement des supporters anglais).

Mais on comprend bien pourquoi tous les responsables politiques (y compris les leaders du Front national) s’emploient à minimiser la gravité du « problème immigré ». Tout ce qu’ils veulent tous conserver leur interdit de regarder un seul problème en face, et dans son véritable contexte. Les uns feignent de croire que ce n’est qu’une affaire de « bonne volonté anti-raciste » à imposer, et les autres qu’il s’agit de faire reconnaître les droits modérés d’une « juste xénophobie ». Et tous collaborent pour considérer cette question comme si elle était la plus brûlante, presque la seule, parmi tous les effrayants problèmes qu’une société ne surmontera pas. Le ghetto du nouvel apartheid spectaculaire (pas la version locale, folklorique, d’Afrique du Sud), il est déjà là, dans la France actuelle : l’immense majorité de la population y est enfermée et abrutie ; et tout se serait passé de même s’il n’y avait pas eu un seul immigré. Qui a décidé de construire Sarcelles et les Minguettes, de détruire Paris ou Lyon ? On ne peut certes pas dire qu’aucun immigré n’a participé à cet infâme travail. Mais ils n’ont fait qu’exécuter strictement les ordres qu’on leur donnait : c’est le malheur habituel du salariat.

Combien y a-t-il d’étrangers de fait en France ? (Et pas seulement par le statut juridique, la couleur, le faciès.) Il est évident qu’il y en a tellement qu’il faudrait plutôt se demander : combien reste-t-il de Français et où sont-ils ? (Et qu’est-ce qui caractérise maintenant un Français ?) Comment resterait-il, bientôt, de Français ? On sait que la natalité baisse. N’est-ce pas normal ? Les Français ne peuvent plus supporter leurs enfants. Ils les envoient à l’école dès trois ans, et au moins jusqu’à seize, pour apprendre l’analphabétisme. Et avant qu’ils aient trois ans, de plus en plus nombreux sont ceux qui les trouvent « insupportables » et les frappent plus ou moins violemment. Les enfants sont encore aimés en Espagne, en Italie, en Algérie, chez les Gitans. Pas souvent en France à présent. Ni le logement ni la ville ne sont plus faits pour les enfants (d’où la cynique publicité des urbanistes gouvernementaux sur le thème « ouvrir la ville aux enfants »). D’autre part, la contraception est répandue, l’avortement est libre. Presque tous les enfants, aujourd’hui, en France, ont été voulus. Mais non librement ! L’électeur-consommateur ne sait pas ce qu’il veut. Il « choisit » quelque chose qu’il n’aime pas. Sa structure mentale n’a plus cette cohérence de se souvenir qu’il a voulu quelque chose, quand il se retrouve déçu par l’expérience de cette chose même.

Dans le spectacle, une société de classes a voulu, très systématiquement, éliminer l’histoire. Et maintenant on prétend regretter ce seul résultat particulier de la présence de tant d’immigrés, parce que la France « disparaît » ainsi ? Comique. Elle disparaît pour bien d’autres causes et, plus ou moins rapidement, sur presque tous les terrains.

Les immigrés ont le plus beau droit pour vivre en France. Ils sont les représentants de la dépossession ; et la dépossession est chez elle en France, tant elle y est majoritaire. et presque universelle. Les immigrés ont perdu leur culture et leurs pays, très notoirement, sans pouvoir en trouver d’autres. Et les Français sont dans le même cas, et à peine plus secrètement.

Avec l’égalisation de toute la planète dans la misère d’un environnement nouveau et d’une intelligence purement mensongère de tout, les Français. qui ont accepté cela sans beaucoup de révolte (sauf en 1968) sont malvenus à dire qu’ils ne se sentent plus chez eux à cause des immigrés ! Ils ont tout lieu de ne plus se sentir chez eux, c’est très vrai. C’est parce qu’il n’y a plus personne d’autre, dans cet horrible nouveau monde de l’aliénation, que des immigrés.

Il vivra des gens sur la surface de la terre, et ici même, quand la France aura disparu. Le mélange ethnique qui dominera est imprévisible, comme leurs cultures, leurs langues mêmes. On peut affirmer que la question centrale, profondément qualitative, sera celle-ci : ces peuples futurs auront-ils dominé, par une pratique émancipée, la technique présente, qui est globalement celle du simulacre et de la dépossession ? Ou, au contraire, seront-ils dominés par elle d’une manière encore plus hiérarchique et esclavagiste qu’aujourd’hui ? Il faut envisager le pire, et combattre pour le meilleur. La France est assurément regrettable. Mais les regrets sont vains.

Guy Debord 1985

[1] Rédigées en décembre 1985, ces notes furent communiquées à Mezioud Ouldamer, qui publiera en novembre 1986 aux éditions Gérard Lebovici « Le cauchemar immigré dans la décomposition de la France »
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /Mars /2008 15:41

Pour le communisme démocratique

La raison d’être du militantisme communiste, c’est de combattre la société de classes qui repose sur la hiérarchie, il ne doit donc surtout pas reproduire dans son fonctionnement la hiérarchie de la société dominante, mais au contraire la combattre. Comme le dit le chant L’Internationale : « Il n’y a pas de sauveur suprême ». Une structure communiste doit donc être dirigée par tous ses militants, et ne pas s’en remettre à des « chefs ».
Lutter pour l’abolition de tous les rapports de domination commence par empêcher les rapports de domination dans les organisations et les structures de lutte. Les communistes démocratiques sont fondamentalement et par nature du côté du développement libre de la pensée, du côté de la démocratie la plus large. On ne peut pas combattre l’aliénation sous une forme aliénée.

Les communistes démocratiques participent aux mobilisations et militent pour qu'elles se déroulent toujours de façon démocratique. Notre mot d’ordre fondamental est que « l'émancipation des travailleurs doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »[1]. Cela signifie que les travailleurs doivent être collectivement leur propre direction : les communistes authentiques soutiennent donc toujours l’auto-organisation des luttes. Assemblées Générales, comités de grève, coordinations nationales : les exemples de structures de démocratie directe crées et dirigées par les travailleurs et les jeunes sont très fréquents, mais pour le moment limités dans le temps.

Le passage de la mobilisation revendicative à la prise de pouvoir se fera par le développement, la pérennisation et la convergence de ces structures de lutte, qui doivent devenir les instruments d’auto-gouvernement, remplaçant les organes de gouvernement de la bourgeoisie[2]. L’intégralité du pouvoir doit alors être exercé par ces structures de démocratie directe créées par les exploités en lutte, à tous les niveaux : Assemblées Générales souveraines, comités de grève, conseils ouvriers, coordination internationale des Assemblées Générales et des conseils. Ce processus est celui d’une révolution démocratique et socialiste. La révolution doit abolir le salariat, le capitalisme et les frontières, et mettre en place la démocratie directe à tous les niveaux. 

 

Les termes « socialisme » et « communisme » ont été opposés en raison de nombreuses trahisons historiques. Le terme « socialisme-communisme » nous semble permettre de les dépasser, et d’affirmer l’unité de ces deux termes.

La révolution socialiste-communiste, c’est la conquête de la démocratie véritable. « A la place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classes, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous »[3]. La liberté réelle de l’individu ne peut passer que par la conquête de la liberté pour tous. Dans la société capitaliste, l’immense majorité n’est pas libre. De plus, un être humain, une classe, un peuple qui en opprime un autre n’est pas véritablement libre : l’émancipation des travailleurs permettra donc l’émancipation de l’humanité toute entière.

Ce mouvement de libération de l’humanité ne pourra être que le fait de la majorité. « Le socialisme ne se fait pas et ne peut pas se faire par décrets, même s'ils émanaient d'un gouvernement socialiste, aussi parfait soit-il. Le socialisme doit être fait par les masses, par chaque prolétaire »[4]. Il s’agit donc d’abolir les rapports de domination, comme moyen et comme but de la révolution.

Les préalables au socialisme-communisme sont l’expropriation du capital et la fin du salariat, aboutissant à la disparition des classes sociales et de l’exploitation. « La classe ouvrière doit inscrire sur son drapeau le mot d'ordre révolutionnaire "abolition du salariat", qui est son mot d'ordre final »[5]. L’objectif est de mettre en place la propriété commune des moyens de production, par l’appropriation collective, et la production uniquement en vue des besoins (contrairement à la production en vue des profits en régime capitaliste). C’est également la collectivisation des moyens de transports, et la direction de la production par les travailleurs, ainsi que la fin de la division du travail.

Notre objectif, c’est la fin de toutes les oppressions et toutes les aliénations. Pour que l’être humain soit vraiment libre, il faut qu’il se débarrasse de toutes les institutions créées pour le maintien et la justification de l’oppression : les Etats, les armées, etc… A la place, le socialisme-communisme est une société sans frontières ni oppression.

La violence est clairement notre ennemie. « La société capitaliste n'est rien d'autre que la domination plus ou moins voilée de la violence »[6]. La seule réponse véritable et durable à la violence de classe, c’est l’action collective et solidaire pour la fin de la division de la société en classes. Il s’agit de combattre toutes les formes de discrimination (racisme, sexisme, etc…). Evidemment, nous les combattons dans le cadre de la société actuelle, en tentant d’obtenir des avancées parfois très importantes[7], mais tout en sachant que seule l’abolition du capitalisme, du travail salarié et du patriarcat, permettra de supprimer toutes les discriminations, permettant l'avènement d'une société libre et égalitaire, d'une humanité rassemblée.

 

« Luxemburgisme » (comme d’ailleurs « marxisme ») est un terme très imparfait, d’abord puisqu’il fait référence à une seule personne. Mais les faits sont là, et malheureusement aucun terme ne définit clairement ce qu’est le « marxisme démocratique », le « luxemburgisme » : la participation au mouvement réel - « le mouvement autonome de l'immense majorité »[8] - qui lutte pour abolir l'ordre établi et pour créer une société sans Etat, sans classes sociales, sans argent

   

Bibliographie sommaire : 

* Guy Debord : La Société du spectacle, 1967 ; Commentaires sur la société du spectacle, 1988.

* Rosa Luxemburg : Réforme sociale ou révolution ?, 1899 ; Masse et chefs, 1903 ; Centralisme et démocratie, 1904 ; Grève de masse, parti et syndicats, 1906 ; L’Accumulation du capital, 1913 ; La Crise de la social-démocratie, 1915 ; La Révolution russe, 1918.

* Karl Marx : Manuscrits de 1844 ; Manifeste du parti communiste, 1848 ; Travail salarié et capital, 1849 ; Les Luttes de classe en France, 1850 ; Le 18 brumaire de Louis Bonaparte, 1852 ; Le Capital, 1867 ; La Guerre civile en France, 1871 ; Critique du programme de Gotha, 1875.

* Anton Pannekoek : La Propriété publique et la propriété commune, 1947.

* Maximilien Rubel : Marx critique du marxisme, 1974.



[1] Karl Marx, Statuts de l'Association Internationale des Travailleurs, 1864.

[2] C’est-à-dire à l’échelle de la france : le parlement, la présidence de la république, le gouvernement, etc… A l’échelle internationale : l’Union Européenne, l’OTAN, le FMI, l’ONU, l’OMC, etc…

[3] Karl Marx, Manifeste du parti communiste, 1848.

[4] Rosa Luxemburg, Discours sur le programme, 1918.

[5] Karl Marx, Lettre à Kugelmann, 1848.

[6] Karl Liebknecht, discours prononcé à Berlin le 23 décembre 1918.

[7] Parmi les avancées déjà obtenues : le droit de vote pour les femmes, la légalisation et le remboursement des contraceptifs, etc… Parmi les avancées à obtenir : le droit au mariage et à l’adoption pour les couples homosexuels, le droit de vote des "étrangers" résidant en france, etc… 

[8] Karl Marx, Manifeste du parti communiste, 1848.

 


 

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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 12:52

Auschwitz-Gaza
9 commentaires
BLEITRACH Danielle
 
Des assassinats programmés sont en train d’être perpétrés sous nos yeux, des enfants, des nourrissons sont tués, le sang coule et le monde se tait, pourquoi ?

Pourquoi en France, les partis de gauche, les communistes, les syndicats, les associations n’appellent-ils pas à une grande manifestation devant l’ambassade d’Israël celle des Etats-Unis, pourquoi n’appellent-ils pas à camper jour et nuit devant le CRIF complice ? Pourquoi toutes les belles âmes qui pour cause de pétrole sont prêtes à nous envoyer au Darfour se taisent-elles devant ce massacre d’innocents ?

Parce que notre pays est allié des Etats-Unis, qu’il se met dans le sillage des bourreaux pour voler aux peuples leur pétrole, leurs ressources, c’est tout le Moyen-orient que ces monstres avides veulent recomposer et pour alimenter les moteurs des voitures il faut que le sang des enfants coulent à Gaza, demain dans le Liban et que l’armée israélienne garantisse l’exploitation dans tout le Moyen Orient avec la complicité des dirigeants arabes dits modérés, les Saoud et autres Moubarak qui gonflent comme des grosses tiques sur le meurtre de leurs frères palestiniens et demain libanais.

Parce que notre pays qui donne volontiers des leçons au reste de l’humanité est l’allié des Etats-Unis, parce que droite et gauche s’entendent pour ce nouveau néo-colonialisme meurtrier, Kouchner en est le nom et le CRIF l’inspirateur. Pourquoi les communistes se taisent-ils, parce que nous sommes en pleine municipales, et que le PCF a décidé de vendre ce qui lui reste d’âme pour une place d’élu à Paris, parce qu’ils n’ont plus de communistes que le nom ces gens capables de se taire pour les émolument d’un conseiller d’arrondissement.

Pourquoi se tait-on en France aujourd’hui, pour quoi la presse, les éditions en ligne se contentent-elles d’égrener les morts et de les justifier non sans timidité ; Israël se protège des tirs de roquette, « insupportables » a même osé dire le Monde, sans paraître voir cet enfant au maillot dont les yeux sont fermés à jamais.

Au nom de quoi veut-on nous faire accepter que le droit soit du côté des meurtriers, parce qu’il y a eu hier Auschwitz hier on justifierait aujourd’hui Gaza ? Assez d’hypocrisie, vous avez toléré hier Auschwitz vous français peuple pétainiste, vous avez fermé les yeux sur le martyr des juifs, enfermés les républicains espagnols que vous aviez trahis dans des camps, vous avez offert à Montoire avec des applaudissements toutes ces victimes, vous avesz envoyé des lettres pour vendre les juifs, pour vous approprier leurs biens, et c’est vous les collabos qui régnez en France aujourd’hui. En ce temps là il y avait des communistes, des combattants capables d’aller rejoindre dans les camps les victimes, ils ont été eux-aussi trahis par leurs dirigeants collabos.

Et moi qui n’en peut plus de voir se rejouer éternellement Auschwitz, je n’ai plus de parti, plus de collectif pour agir, mon cri ne s’entend pas, je suis seule à errer comme une folle sur les ruines d’Auschwitz-Gaza, que les bourreaux soient maudits.

Danielle Bleitrach

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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /Jan /2008 08:37
 

« Les flics sont tous des porcs », « Si tu me tire dessus, je te tire dessus », « Black power », sont des phrases restées associées au Black Panther Party. Un parti mythique, né d’un mouvement de lassitude des Noirs Américains face à l’injustice raciale et à la brutalité policière dont ils étaient victimes. Lumière sur une aventure militante à la fois sociale, alternative et réaliste.

Contexte politique.
Début des années 60. Cela fait bientôt dix ans que Rosa Parks a refusé de céder sa place à un Blanc dans le bus, comme l’exigeaient les lois ségrégationnistes en vigueur. Depuis, le mouvement pour les droits civiques a pris de l’ampleur, les Noirs font entendre leurs revendications. Martin Luther King est le chef de file du mouvement pacifique, Malcolm X lui, adopte des méthodes plus radicales. Le premier est assassiné en 1968 alors que le second l’a été trois ans auparavant. Malgré tout, la prise de conscience et le mouvement de contestation des Afro-américains leur survivent.
Entre James Brown qui, en 1969, hurle son célèbre laïus « I’m black and I’m proud » et les coiffures afro arborées fièrement à tous les coins de rue des grandes villes nord américaines, les groupements et associations de revendications noirs fleurissent : ils dénoncent leurs conditions de vie, le racisme dont ils sont victimes, la violence policière, les incarcérations abusives… La création des Black Panthers sera plus qu’un écho à ces mouvements de protestation, ce sera à la fois leur voix d’expression et une réponse concrète à leurs requêtes.

Création des Black Panthers.
À l’origine de la création des Black Panthers se trouvent deux hommes : Bobby Seale et Huey P. Newton. Ancien délinquant juvénile, Huey P. Newton est un fervent admirateur de Malcolm X. alors que Seale s’intéresse de près au programme de la NAACP, The National Association for the Advancement of Colored People. En 1966, ces deux militants en herbe se rencontrent et fréquentent diverses organisations censées poursuivre la mission de feu Malcolm X. Déçus par les revendications qu’ils jugent abstraites, ils décident de créer leur propre organisation.
Cette dernière sera radicale car le constat est évident : la philosophie de non-violence prônée par Martin Luther King ne prend pas ou peu. Si elle séduit les Américains, elle ne répond pas aux attentes concrètes des Noirs et ne change pas ses réalités quotidiennes. Aucune loi égalitaire n’est appliquée. Le changement doit donc se montrer rapide, quotidien, au cœur de la rue. De cette envie, naît une organisation révolutionnaire : le Black Panther Party For Self Defense. Inspirés par le marxisme et les théories sur la décolonisation de Frantz Fanon (voir encadré), les deux alliés créent un programme politique, qui s’adresse aux Noirs, en dix points. Entre autres, le plein emploi pour la communauté noire, des logements décents et la fin des brutalités policières.

Les actions fortes du BPP.
Sur ce dernier point, les deux hommes se montreront intransigeants dès le début. Car les policiers du pays multiplient les bavures et les arrestations aléatoires. Chaque jour, quelques Panthers armés, vêtus de noirs, munis de manuels de droits et de magnétophones, arpentent les rues d’Oakland en Californie et suivent les policiers pendant leurs rondes. Chaque arrestation est contrôlée, aucun écart à la loi n’est toléré. La « liberté de bavure » des policiers s’en trouve pour le moins réduite. Exaspérés, furieux, ces derniers ne peuvent pourtant rien faire puisque les Panthers, qui ne dissimulent pas leurs armes, agissent en toute légalité. Cette action ne signe là que le début des hostilités entre les forces de l’État et les hommes aux bérets noirs. En 1967, dans un quartier défavorisé d’Oakland, un feu de circulation hors service rend un carrefour particulièrement dangereux, plusieurs enfants y ont déjà perdu la vie ; la municipalité traîne à le remplacer, en dépit des nombreuses requêtes des habitants. Les hommes des Panthers s’installent donc chaque matin au carrefour et contrôlent eux-même la circulation. Peu de temps après, la municipalité, dépassée sur son propre terrain, se voit obligée de remplacer le feu. La succession d’opérations de ce genre ne fait qu’attiser la colère de l’État américain et de ses représentants envers cette organisation perçue comme potentiellement dangereuse par l’engouement qu’elle suscite parmi les Noirs.
En janvier 1968, les Panthers mettent en place leur plus célèbre programme : « Free breakfast for children ». Tout est dit dans le nom ; des petits déjeuners gratuits sont servis aux enfants chaque matin, afin qu’il puissent aller à l’école, étudier le ventre plein et, surtout, bénéficier d’un repas complet par jour. L’initiative se répercute dans le reste des États-Unis. Un an plus tard, dans plus de cinquante villes américaines, une dizaine de milliers d’enfants sont nourris chaque jour. Les Panthers s’investissent également dans des programmes de santé : service ambulancier gratuit, dépistage de la peste ou encore de la drépanocytose, une maladie génétique du sang qui touche presque exclusivement les populations noires.

Actions politiques.
Après la police locale, c’est au tour de la police d’État - le FBI - de se pencher sérieusement sur le mouvement Black Panthers jugé trop populaire et trop bien organisé. L’organisation du parti est en effet parfaitement définie. Elle comporte un règlement interne très strict. En 1968, Bobby Seale en est le président, Huey Newton le ministre de la défense. Le premier ministre d’honneur est Stokely Carmichael. Eldridge Cleaver est le ministre de l’information tandis que sa femme Kathleen, est secrétaire aux communications. David Hilliard est nommé chef d’État major. Autofinancé, le parti a créé son propre journal dès 1967 : The Black Panthers Black Community News Service. Édité à 125 000 exemplaires en 1969, ce canard aligne toutes leurs revendications, dénonce la corruption et les bavures de la police, appelée « pigs », revendique fièrement ses idées marxistes et le droit des Noirs à l’autodéfense. Parallèlement, le réseau s’est étoffé. En 1968, le parti compte plus de 5 000 membres et 45 succursales aux États-Unis. Alors que les émeutes raciales s’enchaînent dans les grandes villes américaines, que la protestation contre la guerre du Viêt-Nam s’amplifie, le BPP apparaît comme une échappatoire auprès d’une grande partie des vingt millions de Noirs du pays.

Le Cointelpro.
Le FBI va d’abord s’attacher à faire baisser cette popularité et à décrédibiliser les Panthers en leur attribuant de fausses déclarations. Hoover, le chef de la police fédérale, n’aura de cesse d’alerter la population face au danger que représente selon lui « les nationalistes noirs qui prêchent la haine ». Marxistes, influencés par l’expérience maoïste, les Panthers, proposent une alternative sociale et concrète au modèle américain. Leur pratique influence très vite les communautés indiennes qui créent les Red Panthers, asiatiques qui créent les Yellow Panthers, hispaniques avec les Brown Panthers et Blanches « tiers-mondistes » avec les White Panthers. Tous ces mouvements luttent pour l’émancipation de leur communauté dans une logique universaliste. L’Amérique conservatrice est terrorisée. Le FBI dispose néanmoins d’une arme fatale : le plan Cointelpro, un programme de contre-espionnage utilisé contre tous les ennemis potentiels des États-Unis, de Martin Luther King au Ku Klux Klan.
Une fois les Panthers clairement positionnées en ligne de mire, tous les coups sont permis, surtout les plus bas. Le FBI attise puis exploite les tensions entre les têtes du parti, notamment entre Eldridge Cleaver, installé en Algérie avec sa femme, et Huey P Newton ; usurpe leurs identités et envoie des lettres diffamatoires aux uns et aux autres. Le Bureau donne de fausses informations aux médias, attribuant aux Panthers un endoctrinement raciste à la jeunesse du parti. Par ailleurs, le parti est régulièrement infiltré par des policiers. Ceci permettra notamment au FBI de pénétrer, dans la nuit du 3 au 4 décembre 1969, dans l’appartement de Fred Hampton, jeune leader du parti à Chicago et de le mitrailler d’une centaine de balles en plein sommeil. Aucun des auteurs de cet assassinat ne sera inquiété.

Une mort lente.
C’est un cercle vicieux. L’accumulation des actions du FBI entraîne une paranoïa au sein des Panthers, qui elle-même entraîne des tensions entre les différents chapitres. Fin 1971, le FBI a accomplit sa mission, le BPP est dévasté. La plupart de ses actions se réduisent à la base d’Oakland. Les membres sont divisés, l’influence se perd peu à peu. Un grand nombre de militants végètent en prison ou sont décédés. Le BPP survit discrètement quelques années après sa scission en 1971, notamment sous la direction d’une femme, Elaine Brown, puis est définitivement dissous en 1982.

Les Panthers ont marqué l’imaginaire des nouvelles générations. La désinformation du FBI a été un grand succès puisque, à ce jour, nombreux sont ceux qui associent à ce parti une idéologie ultra-violente et foncièrement raciste. Pourtant, ce parti marxiste a réussi avec succès à redonner espoir et fierté aux Noirs Américains, dont la situation aujourd’hui n’est guère plus reluisante que celle de ceux qui criaient leur colère lors d’émeutes urbaines, en tentant d’éviter les balles policières.
Maîté Koda.

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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 22:07
Communiqué du 8 janvier 2008 : Verhofstadt III, l'austérité comme projet de gouvernement Version imprimable E-mail
Ecrit par Bureau politique du PC   
09-01-2008
Les politiques gouvernementales se suivent et se ressemblent : pour sa rentrée, le premier ministre a annoncé le 8 janvier sur les ondes de la RTBF qu’il n’existe pratiquement aucune « marge de manœuvre » pour les politiques sociales. Quelques jours plus tôt, les deux « vices », Reynders et Leterme, avaient déjà annoncé la couleur.
Il y a là une évidente volonté de clore tout débat sur la question avant même qu’il ait pu débuter. La méthode de Verhofstadt III, c’est une fois de plus passer en force, mettre la population devant des faits accomplis, imposer l’idée qu’il n’existe pas d’alternatives aux politiques actuelles.
Ainsi, alors que les familles subissent une chute de leur pouvoir d’achat, que les profits explosent, que la part des revenus du travail par rapport aux richesses créées ne cesse de diminuer au profit des plus fortunés, que de nouvelles baisses de « charges » sont promises aux entreprises, les rois mages qui nous annoncent un gouvernement « définitif » pour Pâques ou la Trinité, n’ont que peu de choses à offrir en guise de myrrhe et d’encens : de l’austérité, encore et toujours. Et une scandaleuse injustice sociale. Particulièrement inadmissible est le refus de prendre des mesures sérieuses pour réduire la facture énergétique des ménages modestes et moyens.
Il y a pourtant urgence à agir quand les hausses de prix des dépenses dites « de base » sont de plus en plus mal répercutées dans l’index. Actuellement, c’est loin d’être le cas. Ainsi, si le nouveau "panier de la ménagère" entré en vigueur le premier janvier et utilisé pour calculer l’Index, et donc à travers lui nos salaires, se montre très détaillé intégrant, par exemple, le Bordeaux Supérieur (qui remplace le muscadet), la soupe (uniquement surgelée), les raviolis (mais pas ceux en conserve) et toute une kyrielle de produits technologiques (MP3, GSM, GPS,...), on ne peut que déplorer qu’il ignore encore et toujours les carburants, ce qui cause une nette baisse du pouvoir d’achat pour les travailleurs et plus encore pour les allocataires sociaux.
Dans le même temps, les pressions sur les salaires pèsent avant tout sur les catégories les moins favorisées, les allocations sociales ne permettent pas de vivre décemment,  et le chômage réel reste à un niveau élevé.
Il faut évidemment inverser la tendance : revaloriser les revenus de remplacement, lier les revenus du travail à l’augmentation du coût de la vie et libérer les salaires. Il convient également d’ouvrir la voie à une politique fiscale et à un refinancement de la sécurité sociale plus justes, plus efficaces et plus solidaires…  Rompre, aussi, avec les politiques dogmatiques de « compétitivité » à tout prix et de carcans budgétaires imposés par la Banque centrale européenne, deux éléments socialement  destructeurs qui se trouvent au cœur du traité de Lisbonne.
Or, autre coup de force, il y a consensus au sein du gouvernement pour faire de la ratification du traité une priorité. Une affaire de détail ? Là encore, il s’agit d’éviter le débat public. Le mot d’ordre, c’est « circulez, il n’y a rien à voir ».
Au total, c’est la démocratie politique et sociale qui s’en trouve un peu plus rabougrie.
Verhofstadt III prépare Leterme Ier ? Il n’y a aucune raison de lui laisser les coudées franches
Par Blog de sheerk - Publié dans : Belgique
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Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /Déc /2007 22:15
Depuis la mi-juillet, une plante nauséabonde a poussé à Liège, au coin de la rue Hors-Château et de la rue Velbruck. Il s’agit d’est une librairie portant le nom de PRIMATICE et qui a pour particularité de vendre de la « littérature » islamophobe, antisémite, homophobe ou faisant l’éloge du IIIème Reich, ainsi que les Cahiers des Amis de Robert Brasillach (journaliste français et collaborateur nazi). Bref, de la « littérature » fasciste!

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Cette librairie est la branche belge d’une librairie parisienne du même acabit dirigée par Philippe Randa. Ce dernier est un fasciste français notoire, ayant notamment milité dans le GUD (groupe étudiant néo-nazi et violent), mais aussi pour avoir été un candidat du FN aux élections municipales.

Il a aussi créé en 1997 les éditions Dualpha, spécialisée dans la publication « anticonformiste », c’est-à-dire purement et simplement dans la publication et la diffusion des ouvrages de l’extrême-droite française mais aussi belge, comme les écrits de l’ancien dirigeant rexiste Léon Degrelle.

Cette librairie, gérée par une certaine Anne Mombaerts, derrière ses airs de librairie banale est donc en réalité une réelle fourmilière grouillant d’ouvrages plus méprisables les uns que les autres.

Face à cela, les antifascistes liégeois ne pouvaient rester sans rien faire. C’est ainsi que le FAF (Front antifasciste) a décidé de mobiliser pour la fermeture immédiate de cette succursale nazillonne. Résistance Internationale, l’organisation de jeunes du MAS, s’est jointe à la lutte avec d’autres organisations et antifascistes indépendants.

Une manifestation a eu lieu le 9 novembre, jour du triste anniversaire de la Nuit de Cristal (pogroms anti-juifs organisés par les nazis en 1938). Environ 200 personnes ont défilé pour une petite manifestation de la Place du Marché jusqu’à cette librairie. Cette action a été l’occasion de faire pression sur les dirigeants politiques locaux et sur la librairie elle-même, mais aussi d’avertir le voisinage de sa réelle nature et surtout de montrer une fois de plus que la résistance est là contre l’extrême-droite!

Mais s’il est primordial de lutter contre les expressions directes du fascisme, ses causes profondes ne doivent pas être oubliées. En effet, la plante nauséabonde qu’est l’extrême-droite ne peut pousser que sur le tas de fumier de la politique néolibérale menée par l’ensemble des partis traditionnels.

Cette politique pousse les plus démunis et les plus faibles dans les bras de l’extrême-droite en l’absence d’une réelle alternative crédible. Il est donc du devoir de tout antifasciste conséquent de dénoncer la politique néolibérale et de proposer une véritable alternative à celle-ci: une alternative socialiste !

D’autres actions seront menées par le FAF, Résistance Internationale et les autres jusqu’à la fermeture définitive de la librairie Primatice.

Stéphane Ramquet.
Mardi 18 décembre

La librairie est aujourd'hui fermé!! Et c'est tant mieux. Le 20.05.2008

Par Blog de sheerk - Publié dans : anti-fascisme
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Samedi 1 décembre 2007 6 01 /12 /Déc /2007 21:03
            « Pourquoi les chiffres fascinent-ils tant de simples d’esprit et les impatients toujours friands de références et de certitudes ? Un chiffre ne se discute pas, en quelque sorte par définition ; il y a bien une virilité imbécile du chiffre entêté et toujours prêt à s’abriter derrière une espèce d’immunité scientifique. »
                                                                                                                             Gilles Châtelet, Vivre et penser comme des porcs, De l’incitation à l’envie et à l’ennui dans les démocraties-marchés
 
 
 
 
 
I
            Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, les partisans de l’ordre établi, de gauche comme de droite, n’ont qu’un mot à la bouche : démocratie. Selon leur idéologie, un homme politique est « légitime » dès lors qu’il a été « élu démocratiquement ». En France, pour être élu démocratiquement président, il faut obtenir 50% des voix plus une voix, lors d’un vote à bulletin secret au suffrage universel ( ?) direct. A ce titre, Sarkozy bénéficie d’une « forte légitimité populaire » puisqu’il a obtenu pas moins de 53% des voix le 6 mai dernier. La conclusion logique de tout ceci nous est matraquée quotidiennement par les journalistes aux ordres : si Sarkozy est « légitime », ses « réformes » le sont aussi, donc sont « illégitimes » et « anti-démocratiques » toutes les tentatives d’opposition à la politique sarkozienne.
 
 
II
            Les sarkozystes, de droite comme de gauche, avoués ou honteux, hommes politiques, journaleux ou autre, savent pertinemment qu’il ne leur sera pas possible de se servir durant 5 ans des minables « 53% » du 6 mai 2007 comme d’un bouclier. D’où l’utilité du recours aux sondages : grâce à des instituts de sondages tels que l’IFOP (appartenant à Laurence Parisot, présidente du MEDEF), c’est le 6 mai 2007 tous les jours ! 57% des Français adorent Sarkozy par ci, 60% des Français condamnent la grève par là, une majorité de Français approuvent les tests ADN… et ainsi de suite. Le seul problème, c’est que ces sondages ne valent rien : les échantillons de « sondés » ne sont pas « représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus » (ce qui est l’extravagante prétention des instituts de sondage), ils sont uniquement représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus acceptant de répondre au sondage. De surcroît, au risque d’enfoncer une porte ouverte, la formulation des questions joue pour beaucoup dans les réponses obtenues : voila pourquoi plusieurs sondages réalisés le même jour et portant sur le même thème aboutissent à des résultats très différents.
 
 
III
            L’invocation permanente des si merveilleusement démocratiques « 53% » du 6 mai 2007 et la mise en avant des divers sondages favorables à Nicolas Sarkozy participent d’une seule et même problématique : il s’agit pour la bourgeoisie de trouver une justification à la poursuite et la radicalisation des contre-réformes néo-libérales (initiées par le social-démocrate François Mitterrand il y a 25 ans) sans se référer à une quelconque morale. En effet, la bourgeoisie ne peut pas se référer à sa propre morale, en tant que classe sociale, pour une raison simple : elle n’en a pas, elle est parfaitement amorale. Seul compte pour elle le pognon. Habituellement, elle s’en fout plein les poches par des méthodes nettement répréhensibles (guerres impérialistes, exploitation des esclaves salariés…), mais elle ne répugne pas non plus à s’enrichir grâce à la pléthorique et très hypocrite industrie de la bonne conscience : CD pour sauver le Darfour, livres de Nicolas Hulot, produits bio, places pour le prochain concert du chanteur degauche à la mode, cartes d’adhérent au Parti Socialiste ou à Attac... Certes, il faut reconnaître que Sarkozy s’acharne (en fait, depuis 2002) à redonner un nouveau souffle aux religions et à leur morale toujours en faveur des riches: en nommant la catholique intégriste Christine Boutin dans son gouvernement (et une ou deux musulmanes, pour ne pas faire de jaloux), en promettant la destruction de la loi de 1905 sur la laïcité, et cætera. Mais les classes populaires du pays sont massivement athées, et il est probable que les curés – même secondés par les imams, les rabbins et autres gourous – échouent à les convaincre de l’utilité de se faire exploiter plus pour gagner moins. Et, de toute façon, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa et sa clique savent pertinemment que remplir de nouveau les lieux de cultes de pauvres est un projet de longue haleine; d’où, en attendant un hypothétique succès de ce projet, le rappel fréquent des « 53% » et, surtout, des derniers sondages bidons en date.
 
 
IV
            Les réactions des partisans de l’ordre établi face au mécontentement généré par la politique sarkozienne – et, surtout, face aux formes par lesquelles il s’exprime – aident à comprendre ce qu’est, pour eux, la démocratie. Quand le premier ministre François Fillon dénonce les actuelles grèves dans les facs comme étant « politiques », cela peut surprendre quelques personnes crédules qui se demanderont : comment nos dirigeants peuvent-ils se réclamer de la démocratie tout en faisant un usage dépréciatif de l’adjectif « politique » ? C’est très simple : pour la classe dirigeante et ses laquais, la démocratie idéale est une démocratie-marché dans laquelle l’individu-consommateur bénéficie de tout un tas de libertés de choix: Leclerc ou Auchan, Quick ou Macdo, TF1 ou Arte, VSD ou Paris Match, et bien d’autres dilemmes tout aussi cruels… Pour ce qui est de la politique, par contre, dans la démocratie si chère à nos gouvernants, cela consiste uniquement à choisir, à chaque élection, entre quelques candidats qui se disputent sur la manière adéquate de gérer le capitalisme mais qui, tous sans exception, acceptent le postulat de base du caractère éternel de l’État et des classes sociales.
 
 
V
            Dans la conception dominante de la démocratie, il est préférable que les masses ne s’intéressent pas à la politique. C’est pour cette raison que nos dirigeants n’hésitent pas à faire ouvertement l’éloge de la « majorité silencieuse », celle qui ne prend pas part activement à la vie de la Cité. Ce concept de majorité silencieuse est, pour le Pouvoir, un joker de luxe : à chaque fois qu’il est un tant soit peu dérangé par les actions de tel ou tel secteur de la population (jeunes des quartiers populaires/cités qui caillassent les flics, salariés du public en grève…), il peut opposer à celui-ci sa fameuse « majorité silencieuse » qui condamne lesdites actions. Et, puisque cette fameuse « majorité » favorable au gouvernement est « silencieuse », ceux qui l’invoquent sont, bien entendu, dispensés de prouver qu’elle existe.
 
 
VI
Cette glorification de la « majorité silencieuse » par la bourgeoisie et ses merdias se change instantanément en une haine non dissimulée pour les classes populaires à chaque fois qu’il n’est plus possible de cacher le fait qu’elles sont majoritaires – au regard même des critères démocratiques dominants – à ne pas penser comme il faut (c’est-à-dire : à ne pas penser comme l’élite). Suite à la victoire du non lors du referendum du 29 Mai 2005, les partisans de l’Union Européenne capitaliste nous ont alors expliqué que ce salaud de peuple (en particulier ces salauds d’ouvriers, qui ont presque tous voté non) était tour à tour ou simultanément : nazi, inculte, ringard, réactionnaire, poujadiste, illettré, antisémite, nationaliste, archaïque, conservateur… De même, si la vaste majorité des salariés et de la jeunesse a soutenu les grandes grèves de février à avril 2006 – et que des millions d’entre eux ont pris part aux manifestations – ce n’est pas parce qu’elle avait de bonnes raisons de refuser le CPE et son monde… Non, détrompez-vous : c’est uniquement parce que tous ces gens-là n’étaient que des naïfs manipulés par les syndicats et l’extrême-gauche, ou alors des staliniens, ou bien des débiles inaptes à comprendre les sacrifices rendus nécessaires par la mondialisation, ou enfin des anti-démocrates qui osent demander le retrait d’une loi votée par les députés – ces inénarrables « représentants de la Nation ».
 
 
VII
            La réponse des gouvernants aux récents blocages (des trains par les cheminots, des avions par les stewards et les hôtesses d’Air France, des facs par les étudiants…) est sans ambiguïté : envoi des CRS, des gendarmes mobiles, matraquages, lacrymos, gardes à vue, projet d’élargissement du service minimum au transport aérien, assimilation des grévistes à des « terroristes », menace d’intervention de l’armée... Ces réactions de fureur nous rappellent opportunément que « la démocratie-marché sera fluide ou ne sera pas » (cf. Gilles Châtelet, Vivre et penser comme des porcs…), que les flux (de marchandises, de personnes, d’informations…) y jouent un rôle prépondérant et que sa devise est: « tu bouges ou tu crèves! » (Ibid).
 
 
VIII
            Le blocage des facultés nous permet de constater encore une fois que le vote à bulletin secret est une arme entre les mains des anti-grévistes. Ces derniers savent bien que les grèves commencent à main levée et se terminent à bulletins secrets. Le président de la République le sait aussi, qui veut rendre obligatoire le vote à bulletin secret au bout de huit jours de grève dans une usine, une administration ou une faculté. Ce type de vote – que l’on veut nous imposer au nom de la démocratie, mais qui rend possible bien des tricheries – est complètement en phase avec la présente tendance à déresponsabiliser les masses, à les infantiliser, à faire en sorte qu’elles n’aient rien à assumer – et surtout pas leurs opinions politiques. Les partisans de la conception dominante de la démocratie rejettent le vote à main levée parce que la démocratie dont ils font l’apologie ne peut fonctionner que si la société n’est, conformément aux fondements de l’idéologie « libérale », qu’un agrégat d’individus égoïstes préoccupés uniquement par leur intérêt personnel. Or, lors d’un vote à main levée en AG, après débats, chacun se détermine en tant que membre d’un collectif. Le vote à bulletin secret est nettement plus acceptable, puisque les individus passent par un isoloir – le terme n’est pas anodin – avant de glisser leur bulletin dans l’urne. Cependant, le vote à bulletin secret sera bientôt remplacé par le vote électronique à domicile, qui permettra encore plus de fraudes et règlera également le fâcheux problème posé par tous ces gens qui ont tendance à discuter – catastrophe ! – aux abords des bureaux de vote.
 
 
 
IX
Lorsqu’ils sont confrontés à ceux qui dénoncent le charlatanisme de leur démocratie de consommateurs apolitiques, atomistiques et fluides, les valets du système capitaliste s’en sortent très souvent par une acrobatie sophistique du genre de celle-ci: « mais, au fond, puisque vous aimez si peu la démocratie et que vous êtes communistes, pourquoi n’iriez-vous pas vivre en Corée du Nord ? ». Certes, le caractère outrancier de la question lui ôte son pouvoir de nuisance. Mais, parce que des propos de ce type sont récurrents – un président d’université, ancien mao mais toujours salaud, ne vient-il pas de traiter les grévistes de « Khmers rouges » ? – ils requièrent qu’on y consacre quelques lignes. Tout d’abord, remarquons que le régime nord-coréen n’est guère plus dictatorial que le régime gabonais que Sarkozy considère comme démocratique (cf. ses propos du 27.07.2007, à Libreville). Parions que si les dirigeants nord-coréens annonçaient la découverte dans leur pays d’importantes réserves de pétrole ou de gaz naturel, il ne s’écoulerait pas une heure avant que Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa ne range Kim Jong-il dans la catégorie des « démocrates ». Quant à Bernard Kouchner, s’il n’a pas encore rédigé de rapport affirmant que les travailleurs nord-coréens sont bien traités, c’est simplement parce que le groupe Total, son employeur, ne le lui a pas demandé. Le stalinisme, dans toutes ses variantes, est coupable du meurtre de millions d’exploités, à commencer par les plus révolutionnaires d’entre eux ; et la clique bureaucratique au pouvoir en Corée du Nord a beau être peinte en rouge, elle n’en reste pas moins une classe dominante donc, pour nous, une cible à abattre. De plus, les staliniens ont à maintes reprises volé au secours du pouvoir français (lors des grandes grèves de 1936, à la Libération, en Mai 68…) et, sans leur précieux concours, il y a bien longtemps qu’une révolution l’aurait balayé. Ce sont donc les philistins démocrates qui auraient une bonne raison de faire un pèlerinage en Corée du Nord : c’est grâce au stalinisme (de notre point de vue : à cause de lui) que la forme de démocratie dont ils se réclament perdure.
 
 
X
            Les démocrates bien-pensants aiment voir partout des atteintes à leurs « libertés » (liberté d’étudier, liberté de travailler, liberté de circuler…) et les dénoncer vigoureusement. Ces dénonciations horrifiées paraîtraient plus sincères si leur conception étriquée de la liberté (selon la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, qu’ils invoquent fréquemment contre les grévistes, « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ») ne s’était pas imposée hier par des méthodes qu’ils condamnent aujourd’hui lorsque d’autres y ont recours. En effet, pour que la bourgeoisie française triomphe de la monarchie absolue et la remplace par un régime parlementaire, il a fallu en passer par des mesures éminemment dictatoriales et liberticides (y compris, bien sûr, avant la période robespierriste de la Révolution). Seulement, la Révolution française ne relève pas de l’actualité, elle fait partie de l’Histoire. Comme la connaissance historique tend à disparaître, les bataillons de démocrates militants ont beau jeu de montrer du doigt les « fachos d’extrême-gauche » (rien que ça !) qui entravent leur « liberté ». Mais si l’on demandait à ces fervents démocrates de renoncer immédiatement à bénéficier de toutes les avancées sociales et économiques qui résultent de luttes populaires et non pas d’un vote à bulletin secret au suffrage universel, combien s’y risqueraient ? Ce serait pourtant la moindre des choses, s’ils veulent être en accord avec leurs idées. S’il y en a parmi ces gens-là qui se soucient de la cohérence de leur démarche, on ne saurait trop leur conseiller de travailler à une interprétation globale de l’histoire de France, avec pour boussole leur conception de la démocratie. N’en doutons pas, le résultat serait détonnant : on imagine d’ici les passionnants développements sur les thèmes « insurrection de juillet 1830 : un complot des barricadiers contre la liberté de circulation des Parisiens », « grève des cheminots d’août 1944 : les soldats allemands pris en otage » ou encore « 2 décembre 1851 : des prolétaires hostiles à la démocratie se soulèvent contre un président élu au suffrage universel ».
 
 
 
XI
Quant à nous, nous disons clairement que les grèves, insurrections et révolutions dont nous nous voulons les continuateurs ont toujours été, du moins à leur commencement, le fait d’un nombre restreint d’individus. Mais les minoritaires d’hier – Sans-Culottes, Communards, Résistants – dominent les sommets de l’Histoire tandis que les « majorités silencieuses », si chères à l’orthodoxie démocrate, n’y ont aucune place. Si cela peut consoler ces braves démocrates, dans la panoplie des misérables « libertés de… » dont ils disposent, il y a aussi celle de regarder silencieusement – quand ce n’est pas, carrément, en applaudissant des deux mains – les capitalistes mettre à mort la planète. Comprenez-les : après tout, les Bush, Sarkozy, Merkel, Prodi et Cie sont parfaitement légitimes … N’ont-ils pas été élus démocratiquement ?
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Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /Sep /2007 19:56

17 septembre 2007.

 

 

(La fin d’un « french Doctor »...)

 

L’homme qui fut dans les années soixante l’incarnation du « french doctor » et contribua à ouvrir les yeux du monde entier sur les ravages de la guerre et de la misère au BIAFRA s’apprête à cautionner désormais le pire, auquel il nous demande de nous préparer ! La « guerre préventive » contre l’IRAN lui semble désormais sereinement envisageable, aveuglé qu’il est par sa nouvelle mission, auprès des « grands de la terre » qui font couler le sang des autres pour la protection de leurs intérêts et de leurs privilèges.

 

RETOUR SUR UN PARCOURS ECLAIRANT :

- Sauver des enfants dénutris d’Afrique par un « droit d’ingérence humanitaire » c’était bien ; dénoncer quelles ambitions impérialistes et quelles volontés de prédation des richesses de ce continent recouvraient ce drame aurait été, sur la durée, plus efficace pour éviter la perpétuation d’un processus dont les conséquences se perpétuent sur tout le continent, encore à ce jour...

- On a oublié aussi le sort des "boat peoples" de la mer de Chine et celui des enfants de Somalie, mais chacun a conservé en lui l’image « sacralisée » de ce nouveau saint François laïque venu au secours des enfants de partout...ou presque, ceux de Palestine furent moins attentivement considérés...

 

DE L’INGERENCE HUMANITAIRE A LA GUERRE PREVENTIVE

- L’ingérence humanitaire dérapa un jour lorsqu’elle se transforma en approbation explicite des bombardements massifs de la Serbie, puis de l’Afghanistan et de l’Irak ; ces enfants là qui furent broyés sous les bombes cessèrent de compter chacun pour une vie sacrée qui méritait d’être protégée...Le docteur se consolait en tentant de nous faire croire que la frappe serait « chirurgicale » destinée à éradiquer le mal et seulement le mal...Cette imposture était nécessaire pour cautionner la tragédie de la guerre sans même analyser et dénoncer la duplicité des décideurs de ces drames, aux antipodes de toute pensée humanitaire.

- L’humanisme perverti mis au service du pire n’était plus qu’une imposture criminelle. Un pas vient d’être franchi depuis le 16 septembre 2007 (LCI-RTL) avec l’annonce simple de la « guerre » à laquelle « il faut nous préparer »...Cette guerre c’est celle de l’Empire US contre la République d’Iran. Ce qui nous est demandé par l’ex french doctor, c’est de comprendre la nécessité du pire. Nous savons que les missiles nucléaires tactiques nécessaires à cette nouvelle ingérence sont déjà stockés sur les bases US en alerte sur ce programme, préparé de longue date.

- Le signal viendra bientôt sous nos yeux stupéfaits et impuissants, annoncé banalement par un « french doctor » désormais « embedded » dans l’armée de l’axe du bien, dont les exploits ensanglantent déjà la planète, avec des conséquences prévisibles sur plusieurs générations ! Ce docteur là s’apprête à cautionner la mort de bien plus d’enfant qu’il a pu contribuer à en sauver tout au long de sa vie qui a cessé depuis longtemps d’être exemplaire...

 

UN NOUVEAU SIECLE TRAGIQUE

- Le début de ce siècle aura vu l’effondrement de la gauche et la dérive sécuritaire de nos « démocraties » avec effacement des valeurs universalistes et victoire des diaboliques défenseurs du « choc des civilisations » sur le camp de la tolérance, de la Paix et de la raison.

- Le siècle va s’introduire peut-être, après les attentats du 11 septembre 2001, par un nouvel attentat nucléaire programmé d’origine US et que la conscience mondiale anesthésiée semble prête à tolérer. Combien de tragédies en cascade découleront de cette barbarie annoncée ? Nul ne le sait, la seule certitude est leur intensité et leur prolongation sur une période de plusieurs décennies probablement, dont nous porterons le poids et la responsabilité, car c’est bien « en notre nom » que nos gouvernants gouvernent !

 

LES LAISSERONS NOUS FAIRE ?

- Les laisserons nous faire ? C’est hélas probable, à moins que...

- A moins qu’aux USA ou des voix s’élèvent déjà, à Téhéran ou le peuple ne souhaite pas subir le sort de leurs voisins afghans ou irakiens, à Tel-Aviv où des déments se réjouissent déjà de voir mobilisée par Georges Bush lui-même la mémoire de l’holocauste pour justifier la « guerre préventive »...A moins que là bas et partout les peuples se lèvent pour dire NON !

- A moins qu’à Paris aussi des voix et non des moindres, s’élèvent pour dénoncer l’allégeance de notre président et de ses « collaborateurs » à la folie des néoconservateurs messianiques de l’Empire...Saluons ce soir sur France Inter (17 septembre 2007) le courage isolé de François Bayrou dénonçant sans aucune ambiguïté l’alignement du président sur la pensée des néoconservateurs qui inspirent la campagne militaire en préparation. Nous serons attentifs aux autres réactions de nos hommes politiques.

- A moins que les hommes et les femmes qui font l’histoire des peuples sachent dire à leurs dirigeants qu’ils n’ont aucune légitimité à décider en notre nom des crimes qui se préparent...

 

L’OPINION PUBLIQUE MONDIALE EXISTE

- A la veille de l’invasion de l’IRAK une conscience mondiale s’est réveillée. Par millions dans toutes les grandes cités de tous les continents, s’est exprimé un refus d’une guerre qui fut pourtant faite par décision unilatérale des fous du Pentagone et de leur chef. Quelque mois auparavant « Déieu était entré à la maison Blanche » comme disaient les pasteurs évangélistes US...Mais c’est l’enfer que ceux-là ont déjà répandu, entourés d’apôtres de la haine, miroir exact de leurs adversaires réels. La dangerosité de ces derniers est certaine, mais dans chaque camp ce sont des peuples entiers qui sont pris en otages et seront demain victimes du drame programmé.

 

QUE POUVONS NOUS FAIRE ?

- Nous avons souvenir d’un certain Charles de Gaule qui fit sortir la France de l’OTAN et nous sommes gouvernés par un président qui veut la faire réintégrer cet organisme sous commandement US ! Mais où sont les gaullistes d’antan ?

- Nous avons souvenir d’un ministre des armées Jean Pierre Chevènement qui démissionna de son poste pour ne pas approuver une guerre européenne, elle aussi sous couverture US et Otanienne. Mais où sont les socialistes d’antan ?

- Nous avons souvenir du temps où la gauche était anti-impérialiste par essence et dans le camp de la Paix toujours. Ses adversaires ont assassiné Jaurés transformé depuis en icône « sarko-compatible » ; l’internationalisme n’est plus que celui de la finance et les révisionnistes réécrivent l’histoire pour faire même de Guy Môquet un héros pour jeunesse UMP ou un dopant pour équipe de rugby. Mais où sont les communistes d’antan ?

- Nous avons souvenir du temps où les chanteurs osaient « je twisterai les mots, s’il fallait les twister ; pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez » et « ma France...Que je chante à jamais celle des travailleurs...Celle dont Monsieur Thiers à dit -Qu’on la fusille ! - ». Désormais la "star-ac" nous produit en chaîne des cerveaux lessivés et les intellectuels médiatiques ne se mobilisent que pour soutenir un pseudo-philosophe islamophobe, tous devenus « soldats » de la guerre des civilisations ; se taisant lorsque le pire arrive. Mais où sont les intellectuels d’antan ?

Non ces mots ne sont pas la dernière version de « la nostalgie camarade » ; ils sont le cri qui veut dire « nous sommes les plus nombreux », nous ne nous laisserons pas enrôler dans une guerre évitable ; nous ne nous tairons pas non plus si d’autres prétendent la faire en notre nom ; les crimes de masse qui se préparent, nucléaires ou pas, seront NOS crimes et nous avons le droit de dire NON !

Jacques Richaud

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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 20:01
 
 
22 août 2007

 

 

 

AFP New York, mardi 21 août 2007.

 

Submergés par la hausse du taux de leurs crédits immobiliers, des centaines de milliers de familles américaines voient leur logement saisi par les banques, reflétant le drame humain derrière la crise financière.

Cette marée de saisies a doublé en juillet et menace jusqu’à 3 millions de personnes, selon un sénateur américain.

Les procédures de saisie ont ainsi atteint 180.000 environ en juillet, deux fois plus qu’en juillet 2006, et dépassent la barre du million depuis le début de l’année, soit 60% de plus qu’il y an un an, a indiqué mardi le site spécialisé RealtyTrac.

Entre janvier et juillet, les procédures de saisie ont concerné environ 1 foyer sur 112 aux Etats-Unis.

La moitié des avis de saisies de juillet visaient 5 Etats américains : la Californie, la Floride, le Michigan, l’Ohio et la Géorgie.

En Californie, on recense depuis janvier une procédure de saisie pour 57 foyers. Le Nevada, qui avec le développement effréné de l’agglomération de Las Vegas a connu un extraordinaire boom immobilier depuis trois ans, affiche un record de 1 procédure pour 33 foyers sur les sept premiers mois de 2007.

En juillet, la ville de Détroit affiche le record des saisies urbaines, avec une procédure pour 97 foyers.

Une étude du Woodstock Institute sur la ville de Chicago montre aussi combien dans cette ville la carte des saisies recoupe celle des minorités ethniques.

Le président de RealtyTrac James Saccacio avait pronostiqué en juillet qu’il y aurait plus de 2 millions de procédures de saisies en 2007.

Plus pessimiste encore, le sénateur américain Christopher Dodd a averti mardi qu’"un à trois millions de personnes pourraient perdre leur logement", submergés par l’envolée de leurs mensualités.

"A cause de certains types de crédits accordés entre 2004 et 2006, les modifications (d’intérêts, ndlr) peuvent faire passer les mensualités de 400 dollars à plus de 1.500 dollars", a ajouté le sénateur démocrate du Connecticut.

"Nous sommes au plus haut niveau des saisies de logements depuis 37 ans. Donc je demande instamment au gouvernement de faire tout le nécessaire pour que les gens puisse garder leur logement", a-t-il lancé lors d’une conférence de presse à Washington.

Autres victimes, les employés des sociétés de crédits hypothécaires, qui après avoir recruté à tour de bras doivent désormais licencier. Selon le site internet spécialisé mortgagedaily.com, 84 sociétés de crédits hypothécaires ont fait faillite ou fermé depuis le début de l’année.

Les crédits adossés sur le prix des logements sont laminés par la chute des prix immobiliers : une vente aux enchère de maisons dans la région de San Diego samedi a montré que les meilleures offres étaient inférieures de 67% à leur prix de vente original, généralement datant de 2004 ou 2005.

Un nouveau type de métier immobilier se développe à grande vitesse aux Etats-Unis autour des biens saisis.

Quantité d’agences immobilières vantent ainsi sur internet leur capacité à acheter des biens en urgence -- pour les propriétaires au bord de la faillite -- ou proposent à la vente de très bonnes affaires : les logements saisis.

Par Blog de sheerk - Publié dans : Amérique du nord
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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 16:08
k-bine-copie-1.jpg Après avoir sortis en 2006 et 2007 deux compilations (Rap Conscient et Libérez Action Directe) et deux projets téléchargeables gratuitement (Prélude et Skalpel :En attendant le troisième album).LA K-BINE PROD vous présente son nouveau projet disponible à partir du 15 octobre 2007, dans un premier temps uniquement sur www.bboykonsian.com . Il sagit du troisième album solo de SKALPEL : Kommando Malik. Toujours aussi engagé et militant le disque est dans la lignée des projets produits par le groupe.Une bonne vingtaine de titres avec des featuring qui s’inscrivent dans la continuité des differentes collaborations du groupe : Sakage Kronik, Sheryo, Pizko mc, Eskicit, Hardkore et Ame, Nes pounta…A la production on retrouve pour une majoritée de titres Pizko mc qui s’était déjà occupé des instrus pour la compilation « Libérez Action Directe » ainsi que Izmaël(un jeune producteur suisse), Beatworxx prod le pôle de producteur du Blanc-Mesnil, Yellowstone(Fuck All), Santo, Addys-Yone.L(rap conscient) et Sheryo.  
 
SKALPEL (La K-bine) -Kommando Malik // Tracklist
 
1) Intro (prod E.one)
2) Kommando Malik : Utopie concrète 1 (prod Pizko mc)
3) Gauche-Droite (prod Pizko mc)
4) Regarde ce qu’ils font (prod Izmaël)
5) Mémoires d’immigrés part 1 feat Nes pounta (prod Yellowstone)
6) Légitime défense feat Guez (La K-bine) et E.one (Eskicit) (prod Pizko mc)
7) 500 ans (prod Izmaël)
8) Société de conso feat Pizko mc (prod Pizko mc)
9) Le moment est venu :Utopie concrète 2 feat Sheryo : (prod Sheryo)
10) Internacionalista (prod Pizko mc)
11) Hier (prod Yellowstone)
12) Connexion feat Nes pounta (prod Pizko mc)
13) Beaucoup rap… (prod Addys-Yone.L)
14) On va le faire :Utopie concrète 3 feat Eskicit (prod Saïkness)
15) Interlude musicale (prod Izmaël)
16) Mémoires d’immigrés part 2 feat Guez (La K-bine) et Aïkone (Sakage Kronik) (prod Izmaël)
17) Sponso par la déprime feat Korias (Hardkore et Ame) (prod Santo)
18) La rue !?!? (prod E.one)
19) Jours de rage feat Pizko mc (prod pizko mc)
20) Trop vieux pour ces conneries (prod Pizko mc)
 
Par Blog de sheerk - Publié dans : Musique
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Jeudi 6 septembre 2007 4 06 /09 /Sep /2007 15:49
24 août 2007
Interview d’Eric Toussaint
La Banque du Sud doit être indépendante des marchés de capitaux

 

par Sébastien Brulez

 

 

Où en est la construction de la Banque du Sud à l’heure actuelle ?

Sept pays d’Amérique du Sud sont impliqués dans la création d’une Banque du Sud. En plus du Venezuela qui a lancé l’initiative, se sont ajoutés l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay (le Suriname et la Guyane pourraient les rejoindre prochainement). Pour l’Amérique du Sud, il manque seulement la Colombie, le Pérou et le Chili. Mais ces pays ne s’y joindront pas, bien que le Chili participe comme membre observateur aux réunions préparatoires. La Colombie et le Pérou ont des régimes directement opposés à celui de Chavez et sont des fidèles soutiens de la politique des Etats-Unis dans la région.

Il y a eu différentes réunions mais aucune date n’a été déterminée pour le moment. Il existe un accord de principe et la discussion tourne autour du volume de l’apport de chaque pays. Parce qu’il y a des différences importantes entre l’économie du Brésil comparée, par exemple, à celle du Paraguay ou à de l’Equateur.

Une chose importante va normalement se confirmer, c’est le principe d’ « un pays un vote », qui était encore en discussion il y a un mois. Mais ce n’est pas sûr car certains pays (dont le Brésil qui semble revenir à la charge) proposaient un vote proportionnel comme cela s’applique à la Banque mondiale (BM) ou au Fond monétaire international (FMI). Si les pays fondateurs adoptent le même mode de répartition des votes, la Banque du Sud ne représentera pas une alternative à ces institutions en terme de démocratie.

Sept pays se sont investis dans cette initiative, cependant les intérêts ne convergent pas toujours. Quels sont les intérêts en jeux ?

L’économie de l’Amérique du Sud est clairement dominée en premier lieu par les multinationales du Nord et ensuite par le Brésil qui a, avec tous les pays que je viens de citer, un excédent commercial. C’est à dire qu’il exporte vers ces pays plus que ce qu’il en importe. Le Brésil n’est pas à l’initiative de la Banque du Sud parce qu’il n’a pas besoin d’une institution multilatérale continentale pour conforter sa puissance économique.

Tandis que le Venezuela, qui a un agenda volontariste d’intégration latino-américaine avec des critères politiques de gauche, veut le succès de la Banque du Sud. A chaque étape du processus de construction il essaie d’accélérer le rythme pour arriver à des accords.

Les petits pays (ce n’est pas péjoratif, il s’agit de la taille de leur économie), c’est à dire la Bolivie, l’Equateur, le Paraguay et maintenant l’Uruguay sont bien entendu intéressés par une banque multilatérale publique, capable de financer leurs projets de développement. Elle leur donnerait une marge de manœuvre face aux créanciers actuels que sont la Banque interaméricaine de Développement (BID), la Banque mondiale, le FMI et d’autres organismes. Ces pays recherchent une Banque du Sud.

Il y a donc différents intérêts. Le Brésil ne recherche pas de façon active la Banque du Sud mais se trouve engagé dans sa création parce que si cet organisme voit le jour, le Brésil ne pourrait en être absent, sous peine de perdre une partie du poids dominant qu’il détient dans la région.

Donc d’un côté, le Venezuela fait pression pour arriver à un résultat au moins avant la fin de l’année, tandis que de l’autre, le Brésil essaie de ralentir la création.

Vous dites que l’Equateur a une position plus avancée que le Venezuela dans les propositions. Pourquoi ?

La position du Venezuela (ainsi que celle de l’Argentine) exprimée dans un texte datant de la fin mars 2007 faisait un diagnostic de la situation de l’Amérique latine proche de ce que pourrait écrire la Banque interaméricaine de développement (BID) ou la Banque mondiale. Le texte affirme que la raison fondamentale de la fragilité de l’Amérique latine est le faible développement des marchés de capitaux sur le continent.

Or cela n’est pas la cause des faiblesses et des problèmes économiques et sociaux de l’Amérique latine. Il faut parler du résultat de 30 années de politique neolibérale, des privatisations, de la perte de souveraineté, de l’ouverture économique démesurée et de plusieurs siècles de domination par les pays les plus industrialisés.

Il y a donc une différence. Le texte de l’Equateur fait un diagnostic plus radical et plus cohérent, y compris avec la position générale du Venezuela, la position de Hugo Chávez par rapport à l’intégration latino-américaine.

L’autre point est que les Vénézuéliens qui participent à l’élaboration de la Banque du Sud défendent une position selon laquelle cette banque devrait avoir un statut d’institution internationale pratiquement de la même nature que la BID, la Banque mondiale ou le FMI. Et cela ’pour se protéger contre les gouvernements de droite, en cas de virage à droite’.

Ils parlent alors d’immunité des hauts fonctionnaires, d’inviolabilité des archives. Ces points son communs avec la BID la BM et le FMI. La position de l’Equateur dit que les hauts fonctionnaires de l’institution doivent être justiciables. En cas de délit ils sont responsables de leurs actes.

Les hauts fonctionnaires de la Banque du Sud qui sont responsables de projets qui se révèlent être dommageables pour la population ou pour l’environnement, parce que se sont des méga-projets pour lesquels on n’a pas étudié les conséquences sociales ou environnementales, doivent évidemment être responsables de leurs actes. Si ce n’est pas le cas, on favorise l’irresponsabilité.

Et c’est exactement ce qui se passe avec la BID ou la BM qui appuient quantités de projets qui se révèlent néfastes. Or les responsables de celles-ci n’ont jamais de comptes à rendre, ils ne sont pas responsables devant la justice.

Un autre point est que l’Equateur demande que les archives fassent partie du domaine public afin de pouvoir faire un audit externe sur les comptes de la future institution.

J’espère et je pense que le Venezuela va avancer, j’imagine qu’avec la conduite de Hugo Chávez. Parce que je pense qu’il n’y a pas de doute sur le fait qu’il cherche à favoriser la construction de solutions réellement alternatives et démocratiques au niveau régional. Ces problèmes doivent être dépassés.

Peut-on imaginer une Banque du Sud comme une « anti-banque », une banque alternative ?

Pour moi la Banque du Sud pourrait réellement être une alternative. Dans quel sens ? Par exemple en ne finançant pas ses projets en s’endettant sur les marchés de capitaux.

Quand un pays ou une institution financière finance ses activités via les marchés de capitaux, il existe des agences de cotation de risque qui analysent et donnent une cotation. Elles créent alors une sorte de dictature des marchés financiers sur cette institution.

Si l’organisme en question s’implique dans des projets sociaux par exemple, les marchés vont estimer qu’ils ne sont pas rentables et vont exiger une rémunération beaucoup plus élevée. L’institution représente alors un risque pour les marchés parce qu’elle ne suit pas la logique capitaliste du profit maximum. Les marchés exigent dès lors des primes élevées.

Pour être réellement alternatif il faudrait être indépendant des marchés. Cela implique de solliciter des prêts aux Etats membres et de se financier par des impôts globaux régionaux, par exemple par une taxe sur les marchés de devises, du genre taxe Tobin.

On pourrait y ajouter un impôt régional sur les multinationales qui rapatrient leurs bénéfices vers la maison mère à l’étranger, en dehors de la région, afin de décourager le rapatriement de bénéfices et de stimuler les investissements dans la région.

Un autre type de taxe pourrait servi à défendre l’environnement par exemple, contre les entreprises polluantes.

Un autre élément d’alternative est qu’une banque publique du Sud pourrait non seulement faire des prêts mais également des dons. Il existe des banques publiques qui font des dons.

Evidemment, il existe des projets absolument nécessaires mais qui ne sont pas rentables au niveau économique. Développer un système de santé gratuit ou une université du Sud gratuite, cela ne va pas générer de bénéfices. Et donc il est logique qu’une Banque du Sud face des dons si cela se justifie du point de vue de l’intérêt social.

Le Venezuela a annoncé sa sortie, bien qu’elle ne soit pas encore concrétisée, de la Banque mondiale et du FMI. Que pensez-vous de cette décision ?

C’est une excellente décision. En avant !

La Banque du Sud pourrait-elle remplacer ces institutions dans la région ?

Bien sûr, si les pays de la région créent une Banque du Sud suffisamment forte. A ce niveau, le Venezuela a tout à fait raison de vouloir une Banque du Sud avec une grande capacité financière et pas quelque chose de symbolique. Avec une Banque du Sud forte, les pays n’auront plus besoin de prêts de la Banque mondiale, de la BID ou du FMI. Ils pourront eux aussi sortir de ces institutions qui sont totalement

Par Blog de sheerk - Publié dans : Amérique du sud et central
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